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<title>Fabrice MÉRESTE</title>
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<description>Bienvenue sur le site officiel de Fabrice Méreste, auteur et sculpteur</description>
<lastBuildDate>Wed, 31 Jan 2024 10:00:00 GMT</lastBuildDate>
<language>fr</language>
<copyright>Copyright Fabrice Méreste</copyright>
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<title>Fabrice MÉRESTE</title>
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 <title>Gyros et salade grecque</title>
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 <category>Amis</category>
  <category>Critiques</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[Je suis de ceux qui ont grandi avec la série télévisée d'animation franco-japonaise <i>Ulysse 31</i>.
Un dessin animé mélangeant mythologie grecque avec de la science-fiction, quelle idée géniale !
Arrivé au collège, je connaissais par cœur le Panthéon grec
et un de mes rêves était d'aller un jour à Athènes voir « en vrai » l'un des
berceaux de notre civilisation, fasciné par l'héritage que les Grecs antiques
nous avaient laissé dans la langue, la philosophie, la politique, la sculpture, le théâtre, l'architecture...</br>
En 2002, inspiré par mes amis de la <i>Gang</i> de Lyon</a>
que je retrouvais chaque semaine à un kébab du quartier du Tonkin,
je débutais ce blog, j'écrivais ma première nouvelle de fiction qui allait être publiée dans un support professionnel
et je terminais mes études en soutenant une thèse de doctorat.
Mon travail de recherche n'avait pas grand chose à voir avec mon amour pour l'Antiquité,
mais j'avais quand même réussi à glisser dans ma conclusion
la citation « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre » en lettres grecques
qui, selon la légende, ornait le fronton de l'Académie de Platon.</br>
En 2002 sortait aussi <i>l'Auberge espagnole</i> de Cédric Klapisch,
réalisateur que je ne connaissais pas bien. J'avais loupé <i>le Péril jeune</i>, qui évoquait les années
de lycée à une période où je portais encore des couches, au début des années 1970.
Mais dans <i>l'Auberge espagnole</i>, j'avais retrouvé un peu de moi :
des études effectuées à l'étranger apportant leur lot de rencontres qui allaient
marquer toute la vie, une dernière année à l'université avant d'entrer dans le monde professionnel,
et j'avais en plus à peu près le même âge que Romain Duris qui incarnait le personnage principal.</br>
En 2005, <i>l'Auberge espagnole</i> connut une suite : <i>les Poupées russes</i>.
Dans ce deuxième volet, Cédric Klapisch s'attachait à dépeindre les problèmes professionnels et personnels de
ses personnages. Cette année-là, je mélangeais encore mes deux identités, celle de l'enseignant-chercheur 
(qui ne m'apportait pas beaucoup de satisfaction, vivant une sorte de creux dans mon activité de recherche)
et celle de l'auteur, critique et plasticien, avec un article sur le genre steampunk présenté
sous mon pseudonyme au colloque <i>La Science-Fiction dans l'Histoire,
l'Histoire dans la Science-Fiction</i> de Nice, une exposition de mes sculptures, un projet
de nouvelle et la réécriture de mon roman. Au niveau sentimental, je vivais
une histoire que je croyais être plus sérieuse que celles vécues jusque-là,
mais qui s'achèvera brutalement dans les premiers jours de 2006.</br>
La trilogie de Klapisch s'est poursuivie avec, en 2013, la sortie de <i>Casse-Tête chinois</i>.
Les personnages avaient désormais la quarantaine, avec des enfants ou des désirs d'enfants,
et la vie devenait ce fameux casse-tête avec les compromis à trouver entre la vie amoureuse,
la vie professionnelle et la vie familiale avec l'arrivée des responsabilités parentales.
À cette époque, j'étais devenu un jeune papa, mon activité professionnelle de chercheur
connaissait un nouveau souffle mais mon activité d'auteur ou de sculpteur s'éteignait peu à peu...</br>
À la mi-avril 2023, c'est sous forme de série télévisée que nous pouvons suivre la suite de cette trilogie.
Cette fois-ci,  Klapisch suit les aventures à Athènes des enfants des personnages qu'il nous avait fait découvrir
dans ses trois films. Mes enfants sont encore trop jeunes pour partir étudier à l'étranger, ils
ont l'âge que j'avais quand je regardais <i>Ulysse 31</i>, mais 
la grande, collégienne, a malgré tout déjà des projets en ce sens... 
Cette série résonne encore fort en moi : un peu de nostalgie, et le regard porté sur
l'avenir qui retourne au passé, en se disant que l'on a sans doute davantage vécu d'années
qu'il n'en reste encore à vivre. Et puis, ma première grande conférence en présentiel
post-confinement avait eu lieu justement à Athènes, en juin 2022, non loin de l'Acropole.
Une musique revient sans cesse dans ma tête, la chanson « O Pio Kalos Tragoudistis » :</br>
<i>&#915;&#949;&#953;&#945; &#963;&#959;&#965;, &#947;&#949;&#953;&#945; &#963;&#959;&#965;</br>
&#960;&#959;&#953;&#959;&#962; &#963;&#959;&#965; &#941;&#954;&#955;&#949;&#968;&#949; &#945;&#962; &#958;&#941;&#961;&#945;&#956;&#949; &#964;&#951; &#967;&#945;&#961;&#940; &#963;&#959;&#965;...</i></br>
Klapisch a appelé sa série <i>Salade grecque</i>. Je lui aurai plutôt donné
comme titre <i>Gyros</i>, le fameux « sandwich grec »,
l'équivalent du <i>chawarma</i> arabe ou du <i>döner kebab</i> turc, et qui désigne
la rotation de la broche de viande qui se fait rôtir. Dans <i>l'Auberge espagnole</i>, des étudiants
vivaient un bouillonnement d'expériences, et dans <i>Salade grecque</i>, les expériences
sont vécues par leurs enfants... La boucle est bouclée, c'est-à-dire un cercle, qui se dit en grec : &#947;&#973;&#961;&#959;&#962;, <i>gyros</i>.]]></description>
  <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Réflexions en vrac sur l'année 2022</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=537</link>
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 <category>Sculptures / Arts plastiques</category>
  <category>Livres</category>
  <category>Critiques</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Humour / Insolite / Bêtises</category>
  <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Janvier 2022, décès d'Igor Bogdanoff (il y a tout juste un an), moins d'une semaine après la mort de son frère Grichka.
Petit hommage à ceux qui m'avaient collé avec fascination devant l'écran de télévision avec l'émission <i>Temps X</i>, dans les années 1980,
et qui avaient popularisé la science-fiction dans les foyers de France. Dommage qu'ils aient fini par prendre la science pour de la fiction et la fiction pour de
la science et que, trop confiants dans leur bonne santé, ils aient refusé de se faire vacciner contre la Covid-19 qui allait les emporter.<br/>
<br/>
Février 2022, décès du virologue Luc Montagnier, le co-découvreur du virus du sida. Il avait dû être dégoûté qu'avec le SARS-Cov-2 et ses variants,
plus personne ne parlait beaucoup du VIH qui avait pourtant fait tant de ravages dans les années 1990.
Pour les personnes de ma génération, le sida faisait que la découverte de la sexualité était liée à un risque de mort si on n'osait pas s'acheter des préservatifs.<br/>
<br/>
Mars 2022, décès du journaliste et présentateur télé Jean-Pierre Pernaut.
Les rares fois où j'avais eu l'occasion de le voir dans <i>le Journal de 13 heures</i> de TF1, j'avais été choqué par sa capacité
à remplacer des informations que je jugeais importantes et graves par des reportages futiles sur des vieux métiers ou des coutumes oubliées
dans des lieux perdus.<br/>
<br/>
Avril 2022, décès du chanteur belge Arno. Je l'avais découvert à l'occasion de sa contribution à l'album hommage à Jacques Brel (<i>Aux Suivants</i>).
Touchant monsieur.<br/>  
<br/>
Le même jour, le 26 mai 2022, décèdent Ray Liotta, Andrew Fletcher, musicien et cofondateur du groupe <i>Depeche Mode</i>, et Alan White, le batteur de <i>Yes</i>. 
De Ray Liotta, je garde le souvenir de l'une des scènes les plus géniales et écœurantes que j'ai eue l'occasion de voir au cinéma, dans <i>Hannibal</i>,
avec ce rôle d'agent du FBI ambigu participant à un repas en tant qu'invité... et partie du menu. 
J'ai été plus influencé par la musique de <i>Depeche Mode</i> que de <i>Yes</i>, même si Trevor Horn avait fait partie de ce groupe avant de produire
les musiques des groupes emblématiques de mon adolescence que furent <i>Frankie Goes to Hollywood</i>, <i>Propaganda</i>, <i>Pet Shop Boys</i> ou <i>Simple Minds</i>...<br/>
<br/>
Juin 2022, décès d'Yves Coppens, le paléontologue français. 
Son nom reste attaché au fossile d'Australopithèque surnommé Lucy,
appelée ainsi car l'équipe écoutait <i>Lucy in the Sky with Diamonds</i>, la chanson des <i>Beatles</i>, au moment de la découverte.
Questions sur les origines du nom de cette chanson aux thèmes psychédéliques (allusion à la drogue LSD ou inspiré par un dessin d'enfant ?),
questions sur les origines de l'humanité...<br/>
<br/>
Juillet 2022, décès de Charlotte Valandrey. Pour moi, l'actrice reste à jamais la jeune révoltée de <i>Rouge Baiser</i>, sorti en 1985.
Le film parlait des amours malheureuses d'une adolescente dans un monde qui perdait foi en l'utopie communiste
alors qu'au même moment, dans la vraie vie, s'écroulait l'URSS et que Charlotte apprenait sa séropositivité au VIH...<br/>
<br/>
Août 2022, décès du dessinateur Sempé.
Lorsque j'étais doctorant, j'étais tombé sur ces dessins que l'on retrouve
par exemple des textes et illustration du petit Nicolas faisant une thèse. Janvier 2022, décès d'Igor Bogdanoff (il y a tout juste un an), moins d'une semaine après la mort de son frère Grichka.
Petit hommage à ceux qui m'avaient collé avec fascination devant l'écran de télévision avec l'émission <i>Temps X</i>, dans les années 1980,
et qui avaient popularisé la science-fiction dans les foyers de France. Dommage qu'ils aient fini par prendre la science pour de la fiction et la fiction pour de
la science et que, trop confiants dans leur bonne santé, ils aient refusé de se faire vacciner contre la Covid-19 qui allait les emporter.<br/>
<br/>
Février 2022, décès du virologue Luc Montagnier, le co-découvreur du virus du sida. Il avait dû être dégoûté qu'avec le SARS-Cov-2 et ses variants,
plus personne ne parlait beaucoup du VIH qui avait pourtant fait tant de ravages dans les années 1990.
Pour les personnes de ma génération, le sida faisait que la découverte de la sexualité était liée à un risque de mort si on n'osait pas s'acheter des préservatifs.<br/>
<br/>
Mars 2022, décès du journaliste et présentateur télé Jean-Pierre Pernaut.
Les rares fois où j'avais eu l'occasion de le voir dans <i>le Journal de 13 heures</i> de TF1, j'avais été choqué par sa capacité
à remplacer des informations que je jugeais importantes et graves par des reportages futiles sur des vieux métiers ou des coutumes oubliées
dans des lieux perdus.<br/>
<br/>
Avril 2022, décès du chanteur belge Arno. Je l'avais découvert à l'occasion de sa contribution à l'album hommage à Jacques Brel (<i>Aux Suivants</i>).
Touchant monsieur.<br/>  
<br/>
Le même jour, le 26 mai 2022, décèdent Ray Liotta, Andrew Fletcher, musicien et cofondateur du groupe <i>Depeche Mode</i>, et Alan White, le batteur de <i>Yes</i>. 
De Ray Liotta, je garde le souvenir de l'une des scènes les plus géniales et écœurantes que j'ai eue l'occasion de voir au cinéma, dans <i>Hannibal</i>,
avec ce rôle d'agent du FBI ambigu participant à un repas en tant qu'invité... et partie du menu. 
J'ai été plus influencé par la musique de <i>Depeche Mode</i> que de <i>Yes</i>, même si Trevor Horn avait fait partie de ce groupe avant de produire
les musiques des groupes emblématiques de mon adolescence que furent <i>Frankie Goes to Hollywood</i>, <i>Propaganda</i>, <i>Pet Shop Boys</i> ou <i>Simple Minds</i>...<br/>
<br/>
Juin 2022, décès d'Yves Coppens, le paléontologue français. 
Son nom reste attaché au fossile d'Australopithèque surnommé Lucy,
appelée ainsi car l'équipe écoutait <i>Lucy in the Sky with Diamonds</i>, la chanson des <i>Beatles</i>, au moment de la découverte.
Questions sur les origines du nom de cette chanson aux thèmes psychédéliques (allusion à la drogue LSD ou inspiré par un dessin d'enfant ?),
questions sur les origines de l'humanité...<br/>
<br/>
Juillet 2022, décès de Charlotte Valandrey. Pour moi, l'actrice reste à jamais la jeune révoltée de <i>Rouge Baiser</i>, sorti en 1985.
Le film parlait des amours malheureuses d'une adolescente dans un monde qui perdait foi en l'utopie communiste
alors qu'au même moment, dans la vraie vie, s'écroulait l'URSS et que Charlotte apprenait sa séropositivité au VIH...<br/>
<br/>
Août 2022, décès du dessinateur Sempé.
Lorsque j'étais doctorant, j'étais tombé sur des textes et illustrations du petit Nicolas passant sa thèse. Indémodable !<br/>
<br/>
Septembre 2022, décès de Jean-Luc Godard. Au début des années 2000, j'avais trouvé un tas de DVD de Godard à petit prix et j'avais commencé à
visionner la plupart de ces œuvres. J'avais arrêté sans trop savoir si (1) de nombreux films avaient mal vieillis, 
(2) il n'y avait pas une certaine escroquerie intellectuelle dans certains de ces films artificiellement complexes ou
(3) si je n'étais tout simplement pas passé à côté d'un vrai grand truc vraiment puissant...<br/>
<br/>
Octobre 2022, décès de Pierre Soulages. Pour un peintre, avoir son nom associé à une couleur, c'est un peu le top de la classe. 
Il y a le bleu Klein, le noir Soulages, le jaune Poussin, le Vert meer...<br/>
<br/>
Novembre 2022, décès de Christian Bobin. Je me rappelle de petits livres précieux de cet auteur que me faisait lire mon amie d'alors.
Flagrances de mots, d'images et de toutes sortes de sensations.<br/>
<br/>
Décembre 2022, j'ai cessé d'être un quarantenaire.
En 2009, le publicitaire Jacques Séguéla avait dit : « Si à 50 ans on n'a pas de Rolex, on a raté sa vie ». 
Il me semble plutôt que si, à 50 ans, on croit encore que des signes extérieurs de richesse peuvent être des indicateurs d'une vie heureuse ou non, 
c'est à ce moment-là que l'on a raté sa vie...<br/>
t !<br/>
<br/>
Septembre 2022, décès de Jean-Luc Godard. Au début des années 2000, j'avais trouvé un tas de DVD de Godard à petit prix et j'avais commencé à
visionner la plupart de ces œuvres. J'avais arrêté sans trop savoir si (1) de nombreux films avaient mal vieillis, 
(2) il n'y avait pas une certaine escroquerie intellectuelle dans certains de ces films artificiellement complexes ou
(3) si je n'étais tout simplement pas passé à côté d'un vrai grand truc vraiment puissant...<br/>
<br/>
Octobre 2022, décès de Pierre Soulages. Pour un peintre, avoir son nom associé à une couleur, c'est un peu le top de la classe. 
Il y a le bleu Klein, le noir Soulages, le jaune Poussin, le Vert meer...<br/>
<br/>
Novembre 2022, décès de Christian Bobin. Je me rappelle de petits livres précieux de cet auteur que me faisait lire mon amie d'alors.
Flagrances de mots, d'images et de toutes sortes de sensations.<br/>
<br/>
Décembre 2022, j'ai cessé d'être un quarantenaire.
En 2009, le publicitaire Jacques Séguéla avait dit : « Si à 50 ans on n'a pas de Rolex, on a raté sa vie ». 
Il me semble plutôt que si, à 50 ans, on croit encore que des signes extérieurs de richesse peuvent être des indicateurs d'une vie heureuse ou non, 
c'est à ce moment-là que l'on a raté sa vie...]]></description>
  <pubDate>Tue, 3 Jan 2023 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Pain d'épices de Noël, un peu de magie d'Alsace</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=536</link>
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 <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <description><![CDATA[En ce premier jour d'hiver, et pour tourner la page de cette douloureuse année 2020, apportons un peu de l'esprit de Noël avec une
recette de pain d'épices à faire à la maison, à défaut de pouvoir se rendre personnellement au 
<a href="http://www.lepalaisdupaindepices.com/" target="_blank"><i>Palais du Pain d'Épices</i></a>
<i>Palais du Pain d'Épices</i></a>
ou sur les marchés de Noël.</br>
C'est une recette préparée à l'aide d'une machine à pain à partir des épices achetées dans une boutique mais que l'on peut trouver en ligne
<a href="https://www.fortwenger.fr/epices-a-pain-d-epices.html" target="_blank">ici</a>.</br>
Cette recette peut se faire aussi sans machine à pain, avec un robot par exemple, ou à la main mais avec beaucoup d'huile de coude.</br>
Les ingrédients nécessaires sont les suivants pour la pâte à pain d'épices :
<ul>
<li>5 cl d'eau</li>
<li>125 g de beurre ramolli</li>
<li>4 cuillères à soupe de miel liquide</li>
<li>2 cuillères à soupe d'épices à pain d'épices</li>
<li>1 orange non traitée dont on va récupérer le zeste</li>
<li>175 g de sucre semoule</li>
<li>350 g de farine</li>
</ul>

Pour le glaçage :
<ul>
<li>un œuf dont on ne gardera que le blanc</li>
<li>un citron ou un peu de jus de citron</li>
<li>100 g de sucre glace</li>
</ul>

Zester l'orange.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_01.jpg"></center>
Hacher finement les zestes.</br>
Couper en petits morceaux le beurre.</br>
Faire ramollir le beurre au four micro-ondes.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_02.jpg"></center>
Mettre 5 cl d'eau dans la cuve de la machine à pain.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_03.jpg"></center>
Ajouter les autres liquides : le miel et le beurre fondu.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_04.jpg"></center>
Mettre le sucre semoule dans la cuve.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_05.jpg"></center>
Compléter avec les épices et le zeste d'orange.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_06.jpg"></center>
Terminer avec la farine.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_07.jpg"></center>
Lancer un programme de pâte sans cuisson sur la machine à pain (ou mélanger au robot ou à la cuillère en bois).</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_08.jpg"></center>
Le mélange se fait peu à peu.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_09.jpg"></center>
Quand le mélange est bien uniforme, sortir la pâte et l'étaler en une couche d'au moins 5 mm sur du papier sulfurisé.</br>
Laisser reposer au frais pendant une heure.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_10.jpg"></center>
Utiliser des moules pour découper des formes ou couper des rectangles dans la pâte.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_11.jpg"></center>
Suivant l'épaisseur de la pâte cuire au four à 190°C entre 10 et 15 mn.</br>
Laisser reposer une heure.</br>
Faire le glaçage en mélangeant le blanc d'œuf avec le sucre glace et quelques gouttes de citron.</br>
Glacer au pinceau les pains d'épices.</br>
Laisser sécher pendant une heure.</br>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/pde_12.jpg"></center>
Joyeuses fêtes et régalez-vous !]]></description>
  <pubDate>Mon, 21 Dec 2020 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Liège, Kigali, Tunis, Londres, Montréal</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=535</link>
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 <category>Amis</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[<p>Certains événements ont, pour moi, une musique bien particulière. Ainsi en est-il
dont des moments les plus perturbants qu'il m'ait été donnés de vivre.</p>
<p>J'ai été particulièrement frappé de découvrir que la musique du générique de la série 
 Netflix <i>Black Earth Rising</i> était <i>You Want It Darker</i> de Leonard Cohen.
À mon sens, rien n'aurait pu être plus pertinent que d'associer 
cette série et une musique de l'artiste canadien qui nous a quitté en 2016.<p>
<p>Dans la fiction, une jeune juriste londonienne, rescapée du génocide rwandais de 1994 et adoptée par une 
 célèbre femme procureure spécialisée dans les affaires criminelles internationales, 
 reprend l'enquête de sa mère qui la mène à des révélations sur ses propres origines.</p>
 <p>Dans la vraie vie, cela se passe en Belgique, et cela remonte au printemps 1992.
 Je n'avais pas encore vingt ans quand je m'étais retrouvé, à l'occasion d'un stage de fin d'études,
 dans cette ville de la banlieue industrielle de Liège au bord de la Meuse où avaient grandi les frères Dardenne.
 À mon arrivée ce dimanche après-midi maussade dans ce grand et triste bâtiment où j'allais passer trois mois, 
 j'avais été dirigé vers le responsable de l'internat. 
 Ce dernier m'avait posé une curieuse question : à quel étage souhaitais-je m'installer ?
 Celui des étudiants français ? Celui des étudiants étrangers ?
 Celui des étudiants belges en informatique ? 
 Je n'avais pas choisi l'étage de mes compatriotes mais celui de ceux qui étudiaient la même matière que moi.
 Pourtant, c'est parmi les étudiants étrangers, ceux qui passaient comme moi leurs week-ends à Seraing, 
 que je me suis fait mes meilleurs amis durant cette période. Nous étions quatre garçons inséparables :
 K. le Belgo-tunisien, A. le Djiboutien, I. le Rwandais et moi. Deux Noirs, deux Blancs. Deux Musulmans, deux Chrétiens.
 Toutes les combinaisons de couleurs de peau et de religions étaient représentées.
 K. et A. étudiaient le commerce, I. tout comme moi l'informatique, et c'est avec lui
 que les liens d'amitié s'étaient les plus serrés pour durer jusqu'à aujourd'hui.</p>
 <p>I. était le plus âgé de nous quatre, il avait une formation juridique qui l'avait poussé 
 à passer des concours et quitter sa région natale de Cyangugu pour devenir officier de gendarmerie dans la capitale.
 Poussé par sa hiérarchie, le lieutenant avait accepté de passer trois ans en Belgique pour acquérir les
 compétences en informatique dont son petit pays manquait cruellement, laissant là-bas sa jeune épouse
 et son fils nouveau-né le temps d'obtenir son graduat. Pendant quelque temps, nous avions échangé
 des tas de lettres et de cartes postales, I. et moi, et c'est par procuration que je découvrais 
 ce petit pays d'Afrique inconnu, ses paysages, sa sagesse proverbiale, complétant mes connaissances 
 par un essai d'ethnologie rédigé par des Pères Blancs trouvé dans la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.</p>
 <p>Printemps 1994. Les informations à la radio avaient annoncé l'attentat ayant coûté la vie des présidents du Rwanda 
 et du Burundi. Quelques jours plus tard nous parvenaient les premiers échos de l'horreur. C'était un samedi ou un dimanche,
 au moment du déjeuner, qu'I. avait appelé au numéro de téléphone familial. Il était encore en vie, sa famille aussi, 
 son accès à une arme de service le protégeant de la folie meurtrière des machettes.
 Je le sentais perdu, et j'étais tout aussi perdu que lui. Sentiment absolu d'impuissance.</p>
 <p>Été 1994. Lorsque j'avais pris pour la première fois l'avion, ce fut pour aller à Tunis, chez K., ses parents et 
 sa grande sœeur. Visites de lieux touristiques, de musées, moments passés à la plage, invitation saugrenue
 à la résidence de l'ambassadeur lors du 21 juillet, la fête nationale belge, où l'on m'avait fait passer pour un 
 « Belge de Strasbourg » qui ne connaissait pas la <i>Brabançonne</i>.
 Après-midis trop chauds à regarder le Tour de France, ou la série <i>Angélique</i> en soirée, avec des coupures
 opérées par la censure aux moments les plus croustillants. La censure, par contre, laissait voir l'horreur
 des informations. Cadavres innombrables sur les bords des chemins ou dans les rivières.
 K. et moi, sidérés devant le poste, craignions de reconnaître dans les images des charniers le visage de notre ami.
 La mélancolique mère de K., une Flamande qui ne s'était jamais trop bien fait à la vie en Afrique du Nord,
 peignait en écoutant de la musique. Elle me fit découvrir Leonard Cohen dont je ne connaissais que <i>Everybody Knows</i>
 pour avoir vu le film <i>Pump Up The Volume</i> d'Allan Moyle avec Christian Slater.
 Je rentrais en France avec des cassettes audio tunisiennes de mauvaise qualité sur lesquelles
 j'avais enregistré quelques albums de Cohen, dont <i>I'm Your Man</i> et <i>The Future</i>.</p>
 <p>Les nouvelles d'I. me parvinrent de manière sporadique quelque temps plus tard, par courrier postal ou électronique.
 I. avait échappé aux massacres. Il avait fui avec femme et enfant au Zaïre et s'était retrouvé dans un camp de réfugiés.
 Exploité pour ses compétences informatiques par une ONG, il devait assurer la survie des siens, 
 venant d'être père pour la seconde fois, son autre fils étant né au camp. 
 La situation dans l'est du Zaïre, de précaire devenait intenable avec les signes avant-coureurs
 de la Première guerre du Congo qui allait éclater en 1996. 
 I. et sa famille d'apatrides avaient entamé un périple dans l'est de l'Afrique, séjournant au Malawi,
 en Tanzanie, à Arusha, où I. avait participé au Tribunal pénal international, 
 et en Afrique du sud d'où sa femme et ses enfants avaient pu s'exiler en Angleterre, alors qu'I. restait bloqué au Cap.</p>
<p>C'était en 1999. Je terminais mon DEA à Paris. J'avais envoyé à I. une importante somme d'argent afin de faciliter
 ses démarches pour rejoindre la Grande-Bretagne. Et cela lui avait effectivement permis de retrouver sa femme et
 ses deux fils à Londres où ils s'étaient installés.</p>
<p>Fin août 2002, convention nationale de science-fiction française à Tilff-Esneux, en banlieue liégeoise.
 J'avais abandonné pour une journée la convention et mes amis de la <i>Gang lyonnaise</i> pour retrouver 
 I. que je n'avais plus vu depuis dix ans, de passage en Belgique, et qui tenait à me rembourser de l'argent prêté
 alors qu'il était en Afrique du Sud. Indescriptibles retrouvailles.</p>
 <p>Cet après-midi, à l'occasion d'un séjour professionnel à Montréal, je me suis rendu au cimetière Shaar Hashomayim du mont Royal. 
 En me recueillant sur la tombe de Leonard Cohen, mes pensées se figèrent d'abord sur les grandes atrocités du siècle
 passé, deux génocides, celui des Juifs dans les années 1940,
 mais aussi celui qui avait fait s'entre-tuer mes frères africains dans les années 1990.
Pourtant, guidées par la voix grave d'un <i>Hallelujah</i> s'exprimant dans ma tête par mes seuls souvenirs
auditifs, elles s'élevèrent vers les Cieux, 
me faisant prendre conscience avec acuité de la beauté de la vie, qui est si belle parce qu'elle est si fragile, de l'importance de la
spiritualité et de la force de l'amour.]]></description>
  <pubDate>Mon, 17 Jun 2019 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Intelligence artificielle et salade russe</title>
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 <category>Amis</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Vie professionnelle</category>
  <description><![CDATA[Hier soir, sur le site de l'Université Lyon 3, a eu lieu le débat de clôture de Pop'Sciences Forum :
<a href="https://popsciences.universite-lyon.fr/agenda/intelligence-artificielle-demain-commence-aujourdhui/">« Intelligence artificielle, demain commence aujourd'hui »</a>.
Après une présentation d'Olivier Nerot sur les difficultés à tracer des frontières entre le vivant
et le non-vivant, ce dernier a été rejoint par Jean-Claude Dunyach et Sylvie Allouche pour une table ronde.
Après un démarrage troublé par le robot dinosaure de la fille de Nerot, les différents intervenants 
ont présenté leurs visions du futur de l'IA. Le débat a assez vite dérapé pour passer trop rapidement
sur les points intéressants du sujet (qui sont revenus brièvement dans les remarques et les questions
de la salle, à la toute fin) pour aborder des sujets assez éloignés tels que le transhumanisme, la notion de
<i>singularité</i> ou la <i>vallée dérangeante</i>...<br/>
À titre personnel, c'est plutôt le transhumanisme qui me dérange. Je préfère de loin la vision de Joël de Rosnay
sur <a href="https://www.carrefour-du-futur.com/articles/intelligence-artificielle-le-transhumanisme-est-narcissique-visons-l-hyperhumanisme/" target="_blank">l'hyperhumanisme</a>.<br/>
C'est du moins ce que je vise dans mes propres travaux de recherche dans le domaine de l'IA où la finalité est de favoriser la diversité (en particulier au niveau culturel), de croiser les regards (entre les différentes disciplines scientifiques), de s'ouvrir aux autres… bref, d'être plus humain.<br/>
Mais bon, cette soirée aura quand même été l'occasion de revoir quelques membres lyonnais de la <a href="http://gang.free.fr/" target="_blank"><i>Gang</i></a> :
Sylvie Lainé et Nicolas Le Breton. Il faut dire que le groupe a un peu explosé avec les départs des uns et
des autres aux différents coins de la France (en région parisienne, au sud, au nord, dans l'ouest),
voire dans le reste de la francophonie (Suisse, Canada).<br/>
Tiens, petit message personnel à celui qui fut le Capitaine de la Gang, le désormais
bordelais André-François Ruaud qui travaille dans la traduction de l'anglo-russe des 
<a href="http://www.moutons-electriques.fr/bodichiev-1" target="_blank">mémoires d'un certain détective</a> :
hier après-midi, je n'ai pas pu me rendre chez moi et j'ai dû faire un gros détour parce que 
<a href="http://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/2018/05/08/en-direct-suivez-la-visite-du-prince-charles-et-de-camilla"
target="_blank">le Prince Charles et la duchesse Camilla sont allés faire des dégustations à quelques pas de chez moi,
aux Halles Bocuse</a>. Quel rapport avec l'intelligence artificielle ? A priori aucun si ce n'est qu'au cours de
son histoire, l'IA a connu de nombreux « hivers ». Un exemple frappant présenté comme
un échec de l'IA concernait les problèmes de la traduction automatique (il faut remonter au temps de la guerre froide
et à l'époque où la DARPA finançait largement les laboratoires de recherche en IA aux États-Unis).
Une phrase en anglais telle que « l'esprit est fort, mais la chair est faible »
passée de l'anglais au russe, puis du russe à l'anglais revenait sous la forme de « la vodka est forte,
mais la viande est avariée ! »]]></description>
  <pubDate>Wed, 9 May 2018 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Alien : Covenant, c'est toute ma vie</title>
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 <category>Science-fiction</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Animaux</category>
  <description><![CDATA[La semaine dernière, ma vie ressemblait beaucoup trop à <i><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alien:_Covenant" target="_blank">Alien : Covenant</a></i>.<br/>
Tout avait commencé par des collègues croisés dans les bureaux.
La période des vacances estivales ressemble vraiment à une sorte de grand sommeil
dans les habitudes professionnelles, avec au réveil quelques personnes qui ne font plus
partie de l'équipe (néanmoins celles-ci connaissent un sort plus enviable que celui du
commandant de bord du film de Ridley Scott). Grosse responsabilité sur nos épaules :
même si nous ne transportons pas des milliers de passagers en hibernation, nous
avons à notre charge des centaines d'étudiants que nous poussons à acquérir un
savoir scientifique et technique au cours de cette année universitaire afin
qu'ils puissent valider un diplôme, à défaut de s'établir sur une nouvelle planète
à terraformer et à coloniser.<br/>
Sur le campus, des herbes folles ont envahi les abords des bâtiments, les
jardiniers ne se sont pas encore occupés de l'entretien. Cela fait penser au
champ de blé laissé à l'abandon sur la planète découverte par le <i>Covenant</i>.<br/>
Et soudain, en passant à côté de ces hautes herbes, je me suis fait infecter, à
la manière des nano-machines à l'allure de spores du dernier opus en date de la saga <i>Alien</i>.<br/>
Essayez d'imaginer un instant qu'un corps étranger entre dans votre oreille
et cherche à creuser un chemin jusqu'à votre cerveau... Vous aurez ainsi une
petite idée de mon
état de panique en rebroussant chemin, affolé, interpelant des collègues
afin de trouver de l'aide. Bien entendu, rien n'était visible dans mon oreille,
mais le bourdonnement dû à des battements d'ailes contre mon tympan avait de quoi
expliquer ma crise. Incompréhension, appel sans succès auprès des
pompiers et médecins urgentistes, attente insoutenable... 
J'ai décidé de régler le problème tout seul, un peu
à la manière décrite dans
« <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_B%C3%AAte_%C3%A0_Ma%C3%AEt%27_Belhomme"
target="_blank">la Bête à Maît' Belhomme</a> » (comme quoi,
les lectures de l'enseignement secondaire peuvent avoir une utilité inattendue), c'est-à-dire en
vidant une bouteille d'eau dans mon oreille. Néanmoins, j'ai eu moins
de chance que pour le paysan normand dépeint par Maupassant : la bête semblait
toujours vivante et pas décidée à quitter mon oreille.
En vitesse, je me suis rendu sur un autre bout du campus afin d'informer les
collègues — qui m'attendaient pour un jury — de mon infortune
et de mon retard, et j'ai réussi à trouver une infirmière à qui expliquer mon problème.
Je me suis donc retrouvé allongé sur un lit d'auscultation, la tête sur le côté, l'oreille remplie de sérum
physiologique. Cela a eu pour effet de faire cesser les battements d'ailes, mais
pas moyen de sortir l'insecte noyé de mon conduit auditif.<br/>
La chemise trempée, j'ai retrouvé mes collègues et j'ai chamboulé l'ordre de passage
des soutenances afin de quitter rapidement le campus pour rentrer chez moi et trouver un médecin.<br/>
Ce n'est que le lendemain matin que j'ai pu voir mon médecin traitant qui m'a confirmé voir un
cadavre d'insecte volant collé à mon tympan. Son extraction avec une pince s'étant avérée à la fois
inefficace et très douloureuse, mon médecin a réussi à m'obtenir un rendez-vous avec
un spécialiste pour la fin d'après-midi. Les heures se sont écoulées lentement
durant toute la journée avec cette gêne jusqu'au moment où j'ai pu voir l'ORL.
Un petit coup d'aspirateur dans l'oreille, et hop, en un rien de temps, mon
problème était réglé. J'étais soulagé de voir qu'il ne s'agissait que d'une
banale mouche, et non d'un des multiples avatars du célèbre xénomorphe.<br/>
C'est ici que s'arrêtent les points de comparaison entre ma vie et le film
<i>Alien : Covenant</i>.<br/> Ou presque.<br/> Oui, tout comme Peter Weyland,
j'effectue des travaux de recherche qui ont des applications dans le domaine 
de l'intelligence artificielle...]]></description>
  <pubDate>Wed, 13 Sep 2017 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Nice, le gâteau 100 fois bon et la Servante écarlate</title>
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 <category>Amis</category>
  <category>Livres</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Humour / Insolite / Bêtises</category>
  <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[En ce moment passe <i>The Handmaid's Tale</i>, 
une série télévisée diffusée sur la plateforme de 
<a href="https://www.hulu.com/the-handmaids-tale" target="_blank">VOD Hulu</a>.
J'avais eu l'occasion de voir précédemment
<i>La Servante écarlate</i>, le film de Volker Schlöndorff sorti en 1990,
mais pas de lire le roman de la Canadienne Margaret Atwood dont le film et la série
sont inspirés.<br/>
L'univers dystopique est plutôt bien rendu. Il faut dire que, dans la réalité,
la montée sournoise du populisme dans le monde politique n'est malheureusement
plus aussi invraisemblable qu'elle pouvait l'être dans la fiction, en témoigne
le passage des présidents Obama à Trump aux États-Unis
(cf. la critique de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=r9trRiCUq5c"
target="_blank">PILOTE, la chronique série</a>).<br/>
Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de croiser  Margaret Atwood.
C'était à Nice, lors du colloque « La science-fiction dans l'histoire, 
l'histoire dans la science-fiction »  co-organisé par
l'ami <a href="https://ugobellagamba.fr/" target="_blank">Ugo Bellagamba</a>, en 2005.
Margaret Atwood était venue y parler 
<a href="http://revel.unice.fr/cycnos/index.html?id=616" target="_blank">de sa vie
et des liens avec la science-fiction</a>.<br/>
Lors de cette rencontre, j'étais venu y présenter un article que j'avais écrit
avec le compère Jean-Jacques Girardot sur
« <a href="http://revel.unice.fr/cycnos/?id=472"
target="_blank">le <i>Steampunk</i> : une machine littéraire à recycler le passé</a> ».
Nous avions conclu notre propos ainsi :
<DIV ID="citation">Notre article débutait par une liste, se voulant impressionnante, d'ingrédients, dont la seule
accumulation laissait présager du pire. Mais le steampunk n'est pas le Gâteau cent fois bon 
(Jindra Capek, <i>Le Gâteau cent fois bon</i>, Flammarion, Paris, 1986),
il se bonifie avec chaque nouveau condiment, mais aussi avec chaque nouvelle façon de
l'accommoder, et se décline aujourd'hui en plus d'un parfum (...).</DIV>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/gateau_100_fois_bon.jpg" alt="Le Gâteau 100 fois bon"></center>
La référence au <i>Gâteau cent fois bon</i>, un livre pour enfants dont la trame 
se résume à l'idée que si l'on réalise un gâteau pour des amis, 
il sera 100 fois meilleur si l'on mélange 100 bons ingrédients, avait échappé
à la plupart des auteurs et universitaires présents à ce colloque, dont 
Margaret Atwood. Je me rappelle ainsi qu'au moment du dîner de gala, j'avais
dû raconter à l'assemblée cette histoire, et que cela avait fini par un véritable
sketch quand mes paroles étaient simultanément traduites en anglais par 
<a href="http://www.univ-tours.fr/m-tron-daniel-251673.kjsp"
target="_blank">Daniel Tron</a> pour l'autrice canadienne.<br/>
Voilà pourquoi, dans mon esprit tordu, quand je regarde un épisode de 
<i>The Handmaid's Tale</i>, même au moment d'une scène particulièrement dramatique,
je ne peux m'empêcher de repenser au rire de Margaret Atwood lorsque j'avais
donné la recette de ce gâteau concocté par des animaux.  
En effet, les pâtissiers amateurs de l'histoire, imaginant qu'en mélangeant
ce que chacun préférait (l'os du chien, le ver de terre de la poule,
l'herbe tendre de la vache, la carotte du lapin...), ils auraient dû
obtenir un gâteau merveilleux... Bien entendu, le résultat culinaire
avait déçu leurs attentes car leur mixture s'était avérée immangeable.<br/>
La morale de cette histoire ? Je ne sais pas. Tout dépend si on
l'applique aux domaines de l'humour, de la cuisine, ou à la politique...]]></description>
  <pubDate>Mon, 12 Jun 2017 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Car... de 2016 à 1983, 1984</title>
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 <category>Science-fiction</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[En tapant les premières lettres de « Carrie Fisher »,
le moteur de recherche m'a proposé « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=izGwDsrQ1eQ"
target="_blank">Careless Whisper</a> » de George Michael...<br/>
Macabre clin d'œil du destin.<br/>
La princesse Leia vient de rejoindre les étoiles peu après le
départ de celui qui fut l'incarnation du séducteur à la super-classe
de mon adolescence.<br/>
La période entre Noël et Nouvel An est toujours pleine de nostalgie
et m'anime d'un mélange de sentiments excessifs et contradictoires,
les retrouvailles familiales avec les différentes générations 
faisant écho aux différents âges de ma vie. Mais cette année, ça fait beaucoup.<br/>
Je me rappelle que pour mes dix ans, ma mère m'avait accompagné au
train se rendant à la ville. Alors qu'elle allait faire
des courses avant Noël, j'allais —  pour la première fois ! —
voir un film tout seul au cinéma.
Sur le quai de la gare, j'avais rencontré une fille de mon club de judo
qui, âgée d'un an de plus, était déjà au collège. 
Avec des copines, elle se rendait également au cinéma.<br/> 
« Tu vas aussi
voir <i>E.T.</i> ? » avais-je demandé avec candeur.<br/>
« Euh, non. On va voir <i>La Boum</i> ! »<br/>
À ce moment-là, j'avais compris que même si je me sentais grand
d'avoir un âge à deux chiffres, j'étais encore un petit garçon par rapport
aux centres d'intérêt de ces fraîches adolescentes...<br/>
Ma chambre comportait des photos de fusées, de satellites et des dessins
d'artistes du projet de la navette spatiale européenne Hermès. 
Ce n'est que plus tard que j'ai punaisé un poster de George Michael
dans ma chambre, essayant de copier l'allure et la coiffure
du chanteur britannique, mes cheveux naturellement blonds n'ayant
pas besoin d'être décolorés ; je ne savais pas encore que, chez
cet artiste, la séduction auprès de la gent féminine était aussi factice
que sa couleur de cheveux...
Combien de slows ai-je
dansés sur la musique de <i>Careless Whisper</i> et de son troublant
solo de saxophone, tombant souvent amoureux de
mes cavalières, ou sur les accords de guitare de <i>Purple Rain</i> 
de Prince ? Les années 1983 et 1984 
virent aussi la sortie du <i>Retour du Jedi</i> dans les salles.
Et de <i>Let's Dance</i>
de David Bowie dans les bacs. Et d'<i>Hallelujah</i> de Leonard Cohen
sur son album <i>Various Positions</i>.<br/>
Durant cette année 2016, vilaine Faucheuse, tu n'as vraiment pas chômé.
Puisses-tu te calmer un peu pour 2017...]]></description>
  <pubDate>Wed, 28 Dec 2016 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Violence de la nature sauvage</title>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Animaux</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[J'aurais voulu exprimer ma tristesse de voir disparaître Leonard Cohen ou à quel point j'étais navré du résultat des élections aux États-Unis.<br/>
Mais un autre événement s'est produit ce samedi qui m'a touché de manière aussi bien physique qu'émotionnelle.<br/>
Durant le week-end prolongé qui vient de s'achever, samedi était le seul jour annoncé par les services de météo comme étant beau, c'est ainsi qu'avec la petite famille nous avions décidé de faire une balade à l'air pur dans les proches alentours de Lyon.<br/>
Alors que nous étions encore dans la commune de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, nous engageant dans un chemin de terre bordé d'habitations qui montait jusqu'à un bosquet, nous avons entendu un coup de feu.<br/>
J'avais mon fils de 21 mois dans les bras car la montée était un peu rude pour lui, mon épouse tenait notre fille de quatre ans par la main, et nous avons échangé un regard interrogateur.<br/>
Nous nous sommes arrêtés un instant afin que j'installe le petit bonhomme dans le porte-bébé de randonnée que je porte sur le dos, quand un bruissement de feuilles s'est fait entendre.<br/>
Et là, tout s'est passé très vite. Ma fille s'est mise à hurler. J'ai cru qu'elle avait pris peur en voyant un chien, mais c'est un sanglier qui a déboulé de la forêt. L'animal nous a contournés à toute allure mais il s'est soudain arrêté, découvrant qu'il débouchait sur des habitations, un terrain non familier.<br/>
Se sentant pris au piège, il a alors fait demi-tour, et j'ai craint pour la sécurité des enfants et de ma femme. Celle-ci s'est baissée pour les protéger et moi, j'ai crié pour lui faire peur.<br/>
Le sanglier m'a chargé et s'est échappé par un jardin.<br/>
Nous avons demandé de l'aide à la première personne croisée dans ces habitations qui m'a prodigué les premiers soins et qui, coup de chance, était médecin généraliste. Mon épouse s'est chargée de rassurer les enfants qui, après les cris et les pleurs, se sont mis à jouer avec ceux du médecin pendant que je me faisais soigner.<br/>
Nous avons ensuite vu un chasseur qui était à la poursuite du sanglier et qui, tenant une feuille ensanglantée, indiquait avoir touché la bête.<br/>
Nous avons rebroussé chemin et sommes rentrés à Lyon, non sans avoir au préalable alerté la mairie du danger.<br/>
J'ai passé le reste de la journée aux urgences et j'en suis ressorti avec quelques points de suture à la jambe.<br/>
Les enfants sont encore traumatisés. La grande ne voulait plus dormir seule dans son lit, craignant de voir débarquer un sanglier dans son sommeil. Mon gamin dit « peur, peur ! » et montre ma jambe en disant « Papa, bobo ! »<br/>
J'ai fait des cauchemars dans lesquels nous étions poursuivis par un sanglier qui, dans l'imaginaire des rêves, avait plutôt pris la forme d'un rhinocéros.<br/>
De cette surprenant et violente rencontre, je me demande encore si, entre les deux, l'animal sauvage affolé de quelques centaines de kilos était plus à craindre que le chasseur...<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/sanglier.jpg" alt="Conséquence physique de ma rencontre avec le sanglier"></center><br/>]]></description>
  <pubDate>Mon, 14 Nov 2016 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Intergalactiques de Lyon 2016</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=529</link>
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 <category>Livres</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <description><![CDATA[Cette année, mon passage aux 
<a href="http://www.intergalactiques.net/" target="_blank">Intergalactiques de Lyon</a>
aura été très bref, limité au seul samedi après-midi.
J'arrive à l'ENS, amphi Charles Mérieux, on fouille mon sac,
je récupère mon bracelet vert d'inscrit à l'accueil :
bizarre de venir en ce lieu pour un événement SF alors que
je me rends ici de temps à autre pour des rendez-vous professionnels.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/intergalactiques2016_01.jpg"></center><br/>
Le hall est occupé par les exposants. Je rencontre 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Paquet"
target="_blank">Olivier Paquet</a>, 
j'aperçois 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Dunyach"
target="_blank">Jean-Claude Dunyach</a> (sans masque de troll) 
qui s'en va déjeuner, 
je viens saluer <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Markus_Leicht"
target="_blank">Markus Leicht</a>, de la librairie Temps-Livres,
toujours fidèle au poste, et je vois 
<a href="http://www.editions-actusf.fr/jerome-vincent/"
target="_blank">Jérôme Vincent</a> reprendre sa place au stand des
<a href="http://www.indesdelimaginaire.com/"
target="_blank">Indés de l'imaginaire</a> armé d'un sandwich...
La conférence d'ouverture débute à 13h30, dans 10 minutes, 
j'entre alors dans l'amphithéâtre et je m'installe dans un 
des fauteuils, pas trop loin de la scène. Je remarque 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Lain%C3%A9"
target="_blank">Sylvie Lainé</a> et 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Douay"
target="_blank">Dominique Douay</a> prendre leurs places 
à quelques rangs devant moi. Trois anglophones viennent 
s'assurer que c'est bien là qu'aura lieu la conférence et 
vont s'asseoir à quelques places, à ma gauche. Leurs têtes 
me disent quelque chose. Je rallume mon téléphone portable 
pour vérifier la liste des invités : ce sont 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_F._Hamilton"
target="_blank">Peter F. Hamilton</a>, 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alastair_Reynolds"
target="_blank">Alastair Reynolds</a> et 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_J._McAuley"
target="_blank">Paul J. McAuley</a>...<br/>
Dans mon sac, j'ai rapporté quelques exemplaires de ma bibliothèque :
des ouvrages de 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Priest_(%C3%A9crivain)"
target="_blank">Christopher Priest</a> (<i>L'Archipel du rêve</i>,
<i>La Machine à explorer l'espace</i> et son <i>Livre d'or</i> en Pocket),
mais aussi l'anthologie <i>Destination 3001</i>
dirigée par Robert Silverberg et Jacques Chambon 
(sortie en 2000 chez Flammarion) avec Priest, 
mais aussi Paul McAuley. Et ce dernier est là, juste à côté. 
Comment dit-on « dédicace » en anglais ?<br/>
Je regarde la couverture de <i>Destination 3001</i> dont la typographie
était reprise du texte d'ouverture de la saga <i>Star Wars</i>.
Pincement au cœur : la liste alphabétique des auteurs commence par 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ayerdhal"
target="_blank">Ayerdhal</a> et se termine par 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_C._Wagner" 
target="_blank">Roland C. Wagner</a>, deux personnes dont j'ai lu 
et aimé les textes, deux très grands de la science-fiction 
d'expression française qui ont su rester accessibles et avec 
qui j'avais eu l'occasion d'échanger quelques mots et de déjeuner
en compagnie de la <a href="http://gang.free.fr/"
target="_blank">Gang</a>, lors d'une édition du festival 
de la science-fiction de Roanne pour le premier ou d'une 
convention nationale française de science-fiction dans le sud 
de la France pour l'autre. 
Deux auteurs qui m'ont tant apporté, le militantisme et 
l'engagement écologique dans <i>Demain, une oasis</i>,
l'humour et l'imagination débridée dans la conception de l'IA (aya) 
Gloria dans la série des <i>Futurs Mystères de Paris</i>.
Yal et Roland, vous nous manquez tant...<br/><br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/intergalactiques2016_02.jpg"></center><br/>

<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Priest_(%C3%A9crivain)" 
target="_blank">Christopher Priest</a> et Stéphane, le traducteur, 
entrent sur la scène. Un Julien Pouget — que la <i>Nuit des Séries</i>
(sans sommeil) n'a pas laissé au meilleur de sa forme — 
nous présente Priest et les tables rondes à venir.<br/>
Aux premiers mots de Priest débutant sa conférence par l'évocation
de ses souvenirs d'enfant en période de guerre, l'incipit du 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_inverti"
target="_blank"><i>Monde inverti</i></a>
(« J'avais atteint l'âge de mille kilomètres ») 
me revient en mémoire, des mots qui m'avaient amené à 
reconsidérer les notions d'espace et de temps. 
Je crois que c'était Sylvie qui m'avait fait découvrir Priest. 
Puis, surprise : les souvenirs très précis du vrombissement 
des avions, du visage angoissé de sa mère ou du lieu exigu 
sous l'escalier où ils s'étaient protégés n'étaient que des 
fabrications de son esprit : Priest n'avait pu connaître 
les bombardements des grandes villes par l'aviation allemande 
durant la Deuxième guerre mondiale car il n'est né qu'en 1943 
et vivait en banlieue de Manchester, au nord-ouest de l'Angleterre, 
loin du lieu où les bombes étaient tombées, et ces bombardements 
avaient cessé au printemps 1941. 
Introduite par cet exemple de faux souvenir, 
« <i>Reality, Memory and Doubt</i> », 
la conférence de Priest se poursuit, 
pleine de réflexions intéressantes sur l'imaginaire, 
les jeux sur les points de vue. Je comprends mieux 
comment l'auteur du 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prestige_(roman)"
target="_blank"><i>Prestige</i></a> a construit son roman 
et peint avec un tel brio l'histoire de la rivalité entre 
les deux prestidigitateurs Alfred Borden et Rupert Angier.<br/><br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/intergalactiques2016_03.jpg"></center><br/>
Première table ronde :
« De l'empire britannique à l'imperium galactique ? »<br/>
Intervenants : 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_F._Hamilton"
target="_blank">Peter Hamilton</a>,
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alastair_Reynolds"
target="_blank">Alastair Reynolds</a> et Sara Doke ; 
modérateur : <a href="http://www.anudar.fr/" 
target="_blank">Anudar Bruseis</a>. 
L'empire galactique est une constante du genre <i>space opera</i>.
Des parallèles entre la Grande-Bretagne, du temps où elle était un 
empire sur lequel ne se couchait jamais le soleil, et un éventuel 
empire galactique ?<br/>
Points de vue et visions optimistes ou pessimistes s'enchaînent.<br/>
Sara (dont j'apprécie le travail de traduction des œuvres de Paolo Bacigalupi,
un de mes coups de cœur de ces dernières années) sursaute aux maladresses
de Stéphane : le cycle « culturel » (sic) de Ian Banks 
au lieu du cycle de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Culture"
target="_blank"><i>Culture</i></a> ou le 
« guide pour auto-stoppeur de la galaxie »
au lieu du <i>Guide du voyageur galactique</i> de Douglas Adams.
Un empire, ou au moins une structure fédératrice de nations, 
nécessite un partage de valeurs communes... 
mais comment tenir compte des spécificités des minorités ?
Ce questionnement me renvoie aux réflexions qui avaient longtemps
trotté dans ma tête à la suite de la lecture de la 
<a href="http://www.belial.fr/thomas-day/la-notion-de-genocide-necessaire"
target="_blank"><i>Notion de génocide nécessaire</i></a> de Thomas Day,
au milieu des années 2000. Question toujours d'actualité, 
en témoigne la récente victoire de l'Ukrainienne Jamala à l'Eurovision 
et sa chanson évoquant le drame de la population tatare de Crimée en 1944, 
et faisant évidemment écho au conflit toujours présent entre 
l'Ukraine et la Russie...<br/><br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/intergalactiques2016_04.jpg"></center><br/><br/>
Deuxième table ronde de l'après-midi sur un sujet apparemment plus léger :
« Jamais sans ma serviette, 
l'humour dans la science-fiction britannique »
avec comme intervenants les auteurs 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Dufour"
target="_blank">Catherine Dufour</a> et 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Dunyach"
target="_blank">Jean-Claude Dunyach</a> ainsi que Nicolas Botti 
(promoteur de l'<a href="http://voyageurgalactique.com/"
target="_blank">œuvre de Douglas Adams</a> en France), 
et comme modérateur 
<a href="https://www.youtube.com/user/deadwattsofficiel"
target="_blank">François « Le-Fossoyeur-de-films » Theurel</a>.<br/>
Jean-Claude Dunyach cabotine un peu, Catherine Dufour parle 
des <i>Annales du Disque-monde</i> de 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Terry_Pratchett"
target="_blank">Terry Pratchett</a>, Nicolas Botti parle de 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Guide_du_voyageur_galactique"
target="_blank"><i>H2G2</i></a>, et avec Sylvie Lainé assise à mes côtés,
nous échangeons quelques bons mots.<br/>
Pour Jean-Claude Dunyach, l'humour anglais est issu d'une élite 
(les humoristes ayant fait leurs classes dans les universités de
 Cambridge ou d'Oxford), ce qui fait que les humoristes sont mieux 
 acceptés par la classe dirigeante qu'en France, c'est aussi un humour 
 qui joue sur l'autodérision et qui n'a pas de limite 
 (il illustre ses propos notamment par la série télévisée 
 <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Mirror_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"
 target="_blank"><i>Black Mirror</i></a> et son épisode pilote 
 <i>The National Anthem</i>) ; Nicolas Botti évoque aussi 
 un humour plus trash et plus populaire apparu à la suite 
 des années Thatcher ;
Catherine Dufour raconte comment les Monty Python et leur 
<i>Vie de Brian</i>
ont forgé sa conscience politique et lui ont fait comprendre
l'inanité de certaines formes de militantisme.<br/>
L'humour anglais passe-t-il en françaisa ? 
Nicolas Botti en veut à Jean Bonnefoy d'avoir mis dans ses traductions
des jeux de mots graveleux qui n'étaient pas présents dans le texte originel
de Douglas Adams, Catherine Dufour au contraire défend l'idée que le
travail de traduction est une œuvre de création et cite, 
en plus de Poe traduit par Baudelaire, l'exemple, chez Pratchett, 
d'un elfe ressemblant à s'y méprendre à un chanteur rock 'n' roll 
bien connu : <i>he looks Elvish</i> 
(pour « il avait l'air elfique/Elvis ») et qui, 
en français, avait été traduit par quelque chose comme 
« il avait l'air <i>presque laid</i> ».<br/>
Références de livres, de films et de séries télévisées s'enchaînent
et terminent sur la façon dont l'humour britannique a imprégné 
la culture française...<br/> 
<br/>
Je ressors de cette table ronde un peu assommé. 
L'absurde et l'humour anglais ont quelque chose de désespéré. 
Il est presque 18h00... Je me sens soudain très seul. 
Les personnes que je voulais voir sont parties ou occupées. 
Tant pis, je n'aurais pas de dédicace. 
Tant pis, je n'aurais pas eu l'occasion de saluer des personnes 
que je n'ai plus vues depuis des années et avec lesquelles 
je ne suis plus lié qu'à travers le faible lien des réseaux 
sociaux virtuels. 
Morose, je ne me sens plus trop faisant partie de cet univers. 
Je rallume mon téléphone. Ma femme a essayé de me joindre.
Mes enfants s'amusent à l'aire de jeux. 
Je prends le tramway pour les rejoindre... et retrouver une vie normale.]]></description>
  <pubDate>Sun, 15 May 2016 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>C'est une nouvelle année</title>
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 <category>Livres</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Famille</category>
  <category>Travaux d'écriture</category>
  <description><![CDATA[Tous mes vœux à vous pour cette nouvelle année !<br/>
En guise de résolution, après une longue absence occasionnée par le fait de m'occuper de ma petite famille et de mes activités professionnelles, je compte faire aboutir des textes qui ont dormi trop longtemps dans le disque dur de mon ordinateur. Je viens en effet de terminer l'un des romans que l'on m'a offerts pour Noël et dont une citation m'a particulièrement marqué :<br/>
<DIV ID="citation">« Savez-vous que les histoires sont comme le bon vin, il faut les laisser reposer pendant des années, les laisser décanter avant de les écrire. Mais attention de ne pas attendre trop longtemps sinon le vin passe. Les histoires tournent au vinaigre. Je détiens dans ma cave de vieilles bouteilles d'années exceptionnelles, que je n'ouvrirai malheureusement jamais. », Xavier Durringer, <i>Sfumato</i>, Le Passage, 2015.</DIV>
]]></description>
  <pubDate>Tue, 12 Jan 2016 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Just married!</title>
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 <category>Amis</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[Deux mille quinze, qui s'achèvera dans un mois, 
ne sera pas une « année horrible ».<br/>
Cette année aura certes eu son lot de malheurs, de disparitions liées à la maladie,
à des accidents et évidemment à la folie meurtrière de fanatiques, 
mais 2015 ne sera pas que cela.<br/>
Même si le début de l'année 2015 correspond, dans 
la plupart des esprits, aux attentats de <i>Charlie Hebdo</i>, je veux m'en
souvenir <i>aussi</i> comme étant la période de la naissance de mon fils.<br/> 
Et ce mois de novembre 2015, ce ne sont pas que les attentats de Paris,
ce sera <i>aussi</i> celui de mon mariage avec Delphine, la femme de ma vie,
la merveilleuse mère de mes enfants.<br/>
Oui, oui, grande nouvelle : je me suis marié hier, samedi 28 novembre, à Lyon...<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/alliances.jpg" alt="Love and the Rings"></center><br/>
Pour l'occasion, l'ami auteur et musicien 
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Val%C3%A9ry" target="_blank">Francis
Valéry</a> — qui s'est lancé dans une  
<a href="https://www.kickstarter.com/projects/1937565962/les-mondes-de-lessaim-un-roman-de-sf-avec-sa-bande"
target="_blank">nouvelle aventure de <i>crowdfunding</i></a> pour financer son projet de roman de SF
accompagné de sa « bande son » —, nous a écrit tout
spécialement une musique que nous avons eu le plaisir d'écouter
lors du déjeuner qui a suivi la cérémonie.<br/> 
<center>
<div>
                   <audio controls preload="auto">
	<source src="http://blog.belial.fr/media/JHB/jhb-20151127-Yama_WeddingSong.mp3" type="audio/mpeg"/>
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		Embedded Audio Player	</object>
</audio></div>
</center><br/>
<a href="http://blog.belial.fr/post/2015/11/27/Journal-d-un-homme-des-bois-27-11-2015"
target="_blank">Francis</a> décrit ce morceau
comme étant une petite pièce électro-acoustique
à six lignes mélodiques (violoncelle, alto, flûte japonaise, orgue Hammond,
piano et guitare acoustique), avec un chœur de quatre récitants 
« aliens » et des enregistrements de nature...<br/>
Ça, c'est un cadeau vraiment formidable ! Merci Francis !
]]></description>
  <pubDate>Sun, 29 Nov 2015 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>La licorne et l'arc-en-ciel</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=526</link>
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 <category>Humour / Insolite / Bêtises</category>
  <description><![CDATA[Je sais, je sais. Jamais ne j'aurais imaginé mettre un titre
aussi <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kawaii"><i>kawaii</i></a> sur ce blogue.<br/>
Mais force est de constater que, tout à l'heure, ma fille a remarqué qu'un arc-en-ciel
était apparu à côté de la plus grande tour de Lyon.<br/>
Et que, par une bizarre association,
avec son mât métallique,
la tour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Incity"><i>Incity</i></a>
me faisait un peu penser à une licorne.<br/>
Oui, mais à une licorne gigantesque qui serait passée par une presse à épave
automobile.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/arc-en-ciel.jpg" alt="La licorne et l'arc-en-ciel"></center><br/>]]></description>
  <pubDate>Wed, 23 Sep 2015 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Adoptez un Artiste !</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=524</link>
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 <category>Amis</category>
  <category>Livres</category>
  <category>Projets / Avenir</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <description><![CDATA[Il y a bientôt 13 ans, je créais mon weblog (appelé à l'époque
Â«Â Avis singuliersÂ Â») et mon 
<a href="http://www.mereste.net/weblog.php?num=2">deuxième billet</a>
concernait le dernier ouvrage de l'artiste multiforme (auteur, directeur de collection,
compositeur, multi-instrumentiste...)
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Val%C3%A9ry" target="_blank">Francis Valéry</a>.<br/>
Depuis, Francis a connu des hauts et pas mal de bas, jusqu'à ne presque plus écrire
de fiction, et il fallait suivre ses carnets sur <i><a href="http://blog.belial.fr/category/journal"
target="_blank">le Journal d'un Homme des Bois</a></i> pour avoir quelques nouvelles
de ses activités.<br/>
Mais le Cousin Francis se remet à écrireÂ ! Alors, pas d'hésitationÂ :
soutenez son beau projet, il en
a vraiment besoin, en allant voir <a href="http://blog.belial.fr/media/JHB/adopte_un_artiste-presentation_projet.pdf"
target="_blank">ici</a> et en renvoyant le formulaire
<a href="http://blog.belial.fr/media/JHB/adopte_un_artiste-formulaire5.pdf"
target="_blank">là</a>.<br/>
Merci à vousÂ !
]]></description>
  <pubDate>Sat, 23 May 2015 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Mes voeux pour 2015 : paix, amour et fraternité</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=523</link>
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 <category>Regards sur le monde</category>
  <category>Dessin /  Arts graphiques et numériques</category>
  <description><![CDATA[Il peut sembler paradoxal d'écrire à nouveau sur ce blog alors qu'en ce jour
je vais aussi prendre part à la minute de silence, à midi, en solidarité avec
les victimes de l'attentat perpétré hier à Paris.<br/>
Je n'étais pas un vrai lecteur de <i>Charlie</i>. La bande dessinée constitue tout un
pan manquant dans ma culture depuis le jour où, élève en classe de troisième, j'ai
été convoqué par le Principal qui m'a indiqué que ma demande d'entrée dans un lycée
où il m'aurait été possible de passer un bac Â«Â Lettres et ArtsÂ Â»
était... déconseillée. J'ai ainsi laissé tomber mes crayons et mon désir de devenir un
dessinateur de BD pour suivre une carrière scientifique.<br/>
Cabu, pour moi, c'était le dessinateur de <i>Récré A2</i>  dans les années 1980, le gars à lunettes qui croquait
Dorothée en lui faisant un nez énorme, mais c'était aussi le père du chanteur Mano Solo,
lui aussi malheureusement disparu.<br/>
Wolinski, c'était un homme que j'avais croisé une fois, accompagné de Cavanna, au milieu des années 1990,
à l'occasion de la première grande manifestation à laquelle j'avais participé. Cette manifestation était
une réaction contre le meeting d'un parti qui
ne cesse de véhiculer des valeurs de méfiance et de haine vis-à-vis de l'autre, qui salit
les couleurs de la France, et qui doit bien rire de cette nouvelle tragédie. Dans le cortège, 
face à mon interrogation en voyant ces deux-là que des journalistes interpellaient
pour recueillir leurs propos, c'était une amie qui m'avait appris de qu'il s'agissait.
Je ne les connaissais pas, je ne connaissais pas leur travail, mais je me sentais lié
à eux dans cette chaîne humaine unie pour faire barrage aux idées extrémistes.<br/>
Je suis triste pour vous, les victimes, et je pense aussi à la douleur de vos familles et de vos proches.<br/>
Je suis triste pour vous, les artistes, dessinateurs, chroniqueurs ou autres membres du
comité de rédaction, triste pour ce que vous représentiez, triste pour la liberté
d'expression, triste de ne plus avoir de sourire quand je tombais occasionnellement sur les couvertures 
de <i>Charlie Hebdo</i>.<br/>
Je suis triste également pour les policiers abattus dans cette fusillade et qui, lors du
déroulement de ce plan machiavélique, n'ont pas eu la possibilité d'assurer leur mission de protection.<br/>
Je suis triste enfin pour tous les musulmans que l'on va assimiler au sinistre trio de terroristes
alors que, dans toute religion, il y a une part d'amour amenant à considérer l'autre comme son frère.<br/>
Que cette année 2015, malgré son départ raté, vous apporte de la joie, de l'amour, et 
<i>assalamu alaykoum</i>, littéralementÂ : Â«Â que la paix soit sur vousÂ Â».]]></description>
  <pubDate>Thu, 8 Jan 2015 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Crème de kiwi et coco sur lit de fraises et spéculoos</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=522</link>
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 <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <description><![CDATA[Des kiwis achetés en promotion et qui traînent comme des âmes en peine dans la corbeille à fruitsÂ ?
Des fraises qui commencent à perdre leur fraîcheurÂ ?
Des invités prévus pour le week-end et pas d'idée pour le dessertÂ ?<br/>
Pas de panique, voici une idée de recette improvisée samedi dernierÂ : une crème kiwi-coco sur lit de fraises et spéculoos.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_00.jpg" alt="Crème kiwi-coco sur lit de fraises et spéculoos"></center><br/>
Ingrédients (pour 6 personnes)Â :<br/>
<ul>
<li>450Â g de fraises</li>
<li>250Â g de sucre semoule</li>
<li>6 kiwis (470Â g)</li>
<li>100Â g de noix de coco</li>
<li>une boîte de 12 spéculoos (125Â g)</li>
<li>200Â ml d'eau</li>
<li>250Â ml de crème fraîche liquide (entière ou allégée)</li>
<li>2 feuilles de gélatine</li>
<li>2 jaunes d'Å“uf</li>
</ul>
<br/>
DuréesÂ :<br/>
<ul>
<li>PréparationÂ : 20Â mn</li>
<li>CuissonÂ : 20 à 30Â mn</li>
<li>Temps de repos au fraisÂ : au moins 3 heures</li>
</ul>
<br/>
Matériel nécessaireÂ :<br/>
<ul>
<li>6 ramequins ou grandes verrines</li>
<li>casserole avec couvercle</li>
<li>robot mixeur plongeant</li>
</ul>
Dans 6 ramequins ou grandes verrines, émietter la moitié des spéculoos. Garder pour plus tard les 6 autres biscuits entiers.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_01.jpg" alt="On commence avec les spéculoos..."></center><br/>
<br/>
Laver les fraises. Ôter les parties abîmées ainsi que les queues, couper en petits morceaux.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_02.jpg" alt="Les fraises. Pas grave si elles ne sont pas tip top."></center><br/>
<br/>
Mettre dans une casserole avec 100Â ml d'eau. Ajouter 100Â g de sucre semoule. Cuire à feu moyen à élevé et remuer la préparation
pendant 10 à 15Â minutes.<br/>
Pendant ce temps, faire tremper les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_03.jpg" alt="Fraises, sucre et eau"></center><br/>
<br/>
Quand les fraises prennent un aspect de confiture, retirer du feu. Essorer les feuilles de gélatine. Ajouter aux fraises. Bien mélanger.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_04.jpg" alt="Confiture de fraise"></center><br/>
<br/>
Répartir la préparation dans les verrines afin de recouvrir les biscuits émiettés d'une couche de confiture de fraise.<br/>
Laisser reposer au frais pour que la préparation se solidifie un peu (un trucÂ : au lieu du réfrigérateur, mettre les verrines dans un grand récipient
comportant un fond d'eau froide).<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_05.jpg" alt="Les verrines avec la confiture de fraise"></center><br/>
<br/>
Prendre les 6Â kiwis.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_06.jpg" alt="Kiwis entiers"></center><br/>
<br/>
Peler les kiwis. Couper en deux (dans le sens de la longueur), puis en quatre. Ôter la partie dure et claire du centre des kiwis. Couper en petits morceaux.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_07.jpg" alt="Kiwis en morceaux"></center><br/>
<br/>
Ajouter 100Â ml d'eau. Mixer les kiwis avec le robot plongeant.<br/> 
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_08.jpg" alt="Kiwis mixés"></center><br/>
<br/>
Ajouter les 100Â g de noix de coco. Bien mélanger.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_09.jpg" alt="Kiwi et coco"></center><br/>
<br/>
Mettre la préparation dans une casserole. Faire chauffer à feu vif tout en remuant une dizaine de minutes.<br/>
Réduire un peu le feu. Ajouter la crème fraîche et laisser sur le feu encore 5 à 10Â mn en remuant.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_10.jpg" alt="Kiwi, coco, crème"></center><br/>
<br/>
Séparer les blancs des jaunes d'Å“uf. Les blancs pourront servir à des Å“ufs en neige ou une autre préparation.
Retirer la casserole du feu, ajouter les jaunes et bien remuer afin d'éviter la formation d'une omelette
(c'est aussi possible s'il reste un peu de blanc avec les jaunes).
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_11.jpg" alt="Kiwi, coco, crème et jaune d'oeuf"></center><br/>
<br/>
Répartir la crème de kiwi et de noix de coco dans les verrines.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_12.jpg" alt="Verrines avec la crème kiwi-coco"></center><br/>
<br/>
Terminer en incorporant un spéculoos entier dans la crème par la tranche, et ceci pour chaque verrine.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Kiwi-coco_13.jpg" alt="...et on termine avec les spéculoos !"></center><br/>
Laisser reposer au frais au moins trois heures avant de dégusterÂ !]]></description>
  <pubDate>Tue, 15 Apr 2014 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Trio de mousses à la clémentine et aux chocolats noir et blanc</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=521</link>
 <guid isPermaLink="true"  >http://www.mereste.net/weblog.php?num=521</guid>
 <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <description><![CDATA[Pour mon retour sur le blogue où je n'ai pas publié d'article depuis... l'année dernière,
je vous propose une recette que j'ai servie à mes invités l'occasion du week-end pascal.<br/>
Il s'agit d'un trio de moussesÂ : mousse au chocolat noir classique, mousse au chocolat blanc au siphon
et mousse de fruit à la clémentine. Pour accompagner ce dessert, j'ai préparé des tuiles aux amandes afin d'ajouter
un petit aspect croquant, et j'ai même mis quelques gouttes d'extrait d'amande amère à mes
tuiles afin de faire un lien avec l'éventuelle amertume que l'on peut rencontrer dans les clémentines,
ce qui se marie très bien avec le chocolat. Le chocolat, c'est bon, mais sans une petite pointe d'amertume,
en ces fêtes de Pâques, je trouve que sa consommation risque vite de virer à un certain écÅ“urement.<br/>
Attention, il est conseillé de faire les préparations la veille, de façon à ce que le jour J il n'y ait qu'à sortir
du réfrigérateur les verrines de mousses au chocolat noir et à la clémentine, puis à ajouter la mousse au chocolat blanc au moyen du siphon
et à présenter le tout accompagné des tuiles aux amandes.<br/>
<br/>
<center><b>Trio de mousses, pour 6Â personnes</b></center><br/>
<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_00.jpg"></center>
<br/>
<br/>
Matériel nécessaireÂ :
<ul>
<li>2 boîtes à Å“ufs vides (pour 6 Å“ufs)</li>
<li>6 ramequins ou grandes verrines</li>
<li>1 siphon de 0,5 l (avec 2 cartouches de gaz)</li>
<li>1 batteur électrique</li>
<li>1 mixeur plongeant</li>
<li>1 four électrique ou à gaz</li>
<li>1 four à micro-ondes (facultatif)</li>
<li>une plaque de cuisson</li>
<li>des objets arrondis (rouleau à pâtisserie, verres, bouteilles...)</li>
<li>une passoire fine ou un chinois</li>
<li>une roulette pour découper la pizza</li>
<li>des récipients (plats, assiette creuse, récipient cylindrique, etc.)</li>
<li>des ustensiles classiques de cuisine (cuillère en bois, cuillère à café, cuillère à soupe,
spatule, couteau, fouet, etc.)</li>
</ul>


<b>*** Mousse au chocolat ***</b><br/>
<br/>
PréparationÂ : 15 à 20Â mn<br/>
ReposÂ : au moins 4 heures<br/>
IngrédientsÂ :
<ul>
<li>200 g de chocolat noir</li>
<li>6 Å“ufs</li>
<li>1 cuillerée à soupe de sucre semoule</li>
<li>20 g de beurre</li>
<li>2 cuillerées à soupe d'eau</li>
<li>1 cuillerée à café d'alcool fort, type whisky (facultatif)</li>
<li>1 pincée de sel</a>
</ul>
Tout d'abord, découper les boîtes à Å“ufs vides de manière à faire tenir
les verrines en position oblique (dans l'idéal, l'horizontale doit passer du
fond d'un côté de la verrine au bord supérieur de l'autre côté, ce qui n'est
pas tout à fait le cas sur la photo présentée ci-dessous).
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_01.jpg"></center><br/>
Dans un récipient allant au four à micro-ondes, déposer le chocolat noir cassé en morceaux
avec les deux cuillerées à soupe d'eau.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_02.jpg"></center><br/>
Faire chauffer une à deux minutes au four à micro-ondes à puissance maximale, puis remuer le chocolat fondu.<br/>
Séparer les blancs et les jaunes des Å“ufs (un conseilÂ : passer par un récipient intermédiaire pour éviter d'avoir du
jaune dans l'ensemble des blancs, même s'il existe un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gELDpCrS4HE"
target="_blank">truc</a> pour récupérer un jaune d'Å“uf tombé par erreur avec le blanc).<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_03.jpg"></center><br/>
Monter les blancs d'Å“uf en neige ferme avec un peu de sel.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_04.jpg"></center><br/>
Si le chocolat noir a commencé à durcir, refaire chauffer quelques secondes avec le beurre en petits morceaux, puis sortir
du four à micro-ondes et bien remuer avant de laisser refroidir quelques instants.<br/>
Battre les jaunes d'Å“uf avec le sucre.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_05.jpg"></center><br/>
Sans cesser de remuer, incorporer le mélange de sucre et jaunes d'Å“uf au chocolat noir fondu (attention, le chocolat doit être suffisamment
frais pour ne pas faire d'omelette).<br/>
Facultatif (à proscrire s'il y a des enfants)Â : ajouter une cuillerée d'alcool au chocolat.<br/>
Remuer afin d'avoir un mélange onctueux et homogène.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_06.jpg"></center><br/>
Incorporer par petits tas les blancs en neige au chocolat noir fondu et remuer délicatement avec une cuillère en bois.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_07.jpg"></center><br/>
Mélanger le tout doucement afin d'obtenir une préparation homogène.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_08.jpg"></center><br/>
Répartir dans les verrines inclinées et réserver au moins 4Â heures au réfrigérateur.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_09.jpg"></center><br/>
<br/>
<br/>
Pendant que la mousse au chocolat noir est en train de prendre au réfrigérateur, il faut
profiter du temps pour s'occuper des tuiles aux amandes ou de la mousse au chocolat blanc.
La mousse aux clémentines ne pourra être réalisée qu'à partir du moment où la mousse au chocolat noir
sera prête.<br/> 
<br/>
<br/>
<b>*** Tuiles aux amandes ***</b><br/>
<br/>
PréparationÂ : 20 à 25Â mn<br/>
CuissonÂ : 5 mn<br/>
IngrédientsÂ :
<ul>
<li>2 Å“ufs</li>
<li>100 g de sucre semoule</li>
<li>1 sachet de sucre vanillé</li>
<li>70 g de farine</li>
<li>80 g de beurre fondu</li>
<li>60 g d'amandes effilées</li>
</ul>
Séparer les blancs et les jaunes des Å“ufs.<br/>
Ajouter le sucre semoule et le sucre vanillé.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_11.jpg"></center><br/>
Monter le blanc d'Å“uf sucré en neige.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_12.jpg"></center><br/>
Mélanger aux Å“ufs en neige la farine.<br/>
Ajouter le beurre fondu à l'appareil et bien remuer.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_13.jpg"></center><br/>
Incorporer les deux jaunes d'Å“ufs.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_14.jpg"></center><br/>
Ajouter quelques gouttes (pas tropÂ !) d'extrait d'amande amère.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_15.jpg"></center><br/>
Incorporer les amandes effilées en remuant délicatement.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_16.jpg"></center><br/>
Beurrer une plaque de cuisson de four.<br/>
Préchauffer le four sur 200°C (thermostat 7).<br/> 
Disposer des petits tas de pâte sur la tôle beurrée<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_17.jpg"></center><br/>
Enfourner 5Â minutes.<br/>
Surveiller la cuissonÂ : si la pâte s'aplatit et que les tuiles se touchent,
sortir la plaque du four et réaliser un pavage avec une roulette à pizza, puis réenfourner.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_18.jpg"></center><br/>
Quand les tuiles commencent à dorer et que les bords se colorent, sortir les tuiles du four et
déposer celles-ci sur des supports arrondis afin qu'elles prennent la forme désirée.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_19.jpg"></center><br/>
Laisser refroidir à température ambiante puis conserver dans une boîte à gâteau.<br/> 
<br/>
<br/>
<b>*** Mousse au chocolat blanc au siphon ***</b><br/>
<br/>
PréparationÂ : 10Â mn<br/>
CuissonÂ : moins de 5 mn<br/>
ReposÂ : 15 à 20 mn<br/>
IngrédientsÂ :
<ul>
<li>180Â g de chocolat blanc</li>
<li>25Â cl de crème liquide entière</li>
</ul>
Passer le récipient du siphon au réfrigérateur une petite demi-heure avant utilisation.<br/>
Casser le chocolat blanc en morceaux dans une casserole, feu éteint.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_20.jpg"></center><br/>
Ajouter la crème entière liquide.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_21.jpg"></center><br/>
Faire chauffer la casserole à feu moyen.<br/>
Remuer pour faire fondre le chocolat dans la crème.<br/>
Quand le mélange a l'air homogène, passer au mixeur.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_22.jpg"></center><br/>
Laisser refroidir à température ambiante un bon quart d'heure.<br/>
Sortir le récipient du siphon du réfrigérateur.<br/>
Mélanger la préparation avec une cuillère, puis passer celle-ci dans le siphon en la filtrant avec un chinois.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_23.jpg"></center><br/>
Visser la tête du siphon.<br/>
Visser une cartouche de gaz et secouer le siphon, tête en bas.<br/>
Dévisser la cartouche vide et recommencer l'opération avec une nouvelle cartouche.<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_24.jpg"></center><br/>
Placer le siphon au frais pendant au moins deux heures.
<br/> 
<br/>
<br/>
<b>*** Mousse à la clémentine ***</b><br/>
<br/>
PréparationÂ : 10 à 15Â mn<br/>
CuissonÂ : 5 mn<br/>
IngrédientsÂ :
<ul>
<li>2 feuilles de gélatine</li>
<li>8 clémentines</li>
<li>1 cuillerée à soupe de sucre semoule</li>
</ul>
Faire tremper pendant dix minutes les deux feuilles de gélatine dans un peu d'eau.<br/> 
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_25.jpg"></center><br/>
Ã‰plucher les clémentines.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_26.jpg"></center><br/>
Au-dessus d'une casserole, feu éteint, séparer les différents quartiers, retirer les parties blanches et prélever les éventuels pépins.<br/> 
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_27.jpg"></center><br/>
Ajouter le sucre.<br/>
Faire chauffer à feu moyen, mélanger et laisser compoter quelques instants (s'il reste des pépins, ils vont
surnager et il sera aisé de les ôter de la préparation).
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_28.jpg"></center><br/>
Déplacer la casserole hors du feu.<br/>
Rincer les feuilles de gélatine à incorporer à la préparation à base de clémentines.<br/>
Mélanger jusqu'à ce que les feuilles de gélatine fondent.<br/>
Passer au mixeur.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_29.jpg"></center><br/>
Sortir les verrines de mousse au chocolat noir du réfrigérateur.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_30.jpg"></center><br/>
Verser la mixture de clémentine dans les verrines.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Trio_de_mousses_31.jpg"></center><br/>
Réserver au frais au moins deux heures.<br/>
Au moment de servir, sortir le siphon, secouer celui-ci énergiquement tête en bas, et garnir les verrines de mousse au chocolat blanc.<br/>
Présenter les mousses accompagnées des tuiles aux amandes.]]></description>
  <pubDate>Tue, 2 Apr 2013 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>L'IA, les robots et moi (créateurs, créatures, et cætera)</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=520</link>
 <guid isPermaLink="true"  >http://www.mereste.net/weblog.php?num=520</guid>
 <category>Sculptures / Arts plastiques</category>
  <category>Livres</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Internet / NTIC / Informatique</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Histoires / Légendes</category>
  <description><![CDATA[Il y a <a href="http://www.mereste.net/weblog.php?num=1">10Â ans</a>,
je venais de créer ce blogue. Ã€ cette époque, je m'apprêtais à soutenir une thèse
dans un domaine dérivé de l'intelligence artificielle et je me posais des questions sur
mon avenir. Dix ans plus tard, je suis toujours autant intéressé par l'intelligence artificielle
et mon métier d'enseignant et chercheur me permet de faire de jolies rencontres,
comme revoir le mois dernier lors d'une conférence quelqu'un qui 
avait été l'auteur d'un essai fondamental sur l'IA que j'avais lu avec passion
dans mes premières années d'études universitaires,
puis, bien des années plus tard, avait été un de mes professeurs du temps où j'étais encore un étudiant parisien,
et qui est désormais un <a href="http://www.utopiales.org/jean-gabriel-ganascia"
target="_blank">collègue</a>. Il m'avait alors confié qu'il
devait participer en tant qu'invité aux dernières Utopiales
afin d'intervenir sur une table ronde dédiée au sujet
<a href="http://www.actusf.com/spip/Utopiales-12-Conference-Morales.html"
target="_blank">des morales humaines et lois robotiques dans l'Å“uvre d'Isaac Asimov</a>...<br/>
En mars 2012 s'était déroulé à Lyon le sommet européen de robotique Â«Â <a href="http://www.innorobo.com/"
target="_blank">InnoRobo</a>Â Â».
Mon intérêt pour l'intelligence artificielle (l'IA) et
la robotique ne date pas d'hierÂ : tout jeune adolescent, j'étais déjà
fasciné par les Å“uvres de science-fiction évoquant des créatures artificielles,
qu'il s'agît de grosses machines avec de simples boutons lumineux clignotants
â€“Â comme le Â«Â ColossusÂ Â»
du film <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cerveau_d'acier"
target="_blank"><i>le Cerveau d'acier</i></a>  
de  Joseph Sargent sorti en 1970 (et adapté du roman <i>Colossus</i> 
de Dennis Feltham Jones)Â â€“, de robots
vaguement humanoïdes â€“Â comme Â«Â <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robby_le_robot"
target="_blank">Robby</a>Â Â» de la
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8te_interdite" target="_blank"><i>Planète interdite</i></a>
de  Fred McLeod Wilcox en 1956Â â€“, ou
que les machines fussent si semblables aux êtres humains que seuls des tests très poussés
permettaient de les distinguer de nous
â€“Â comme les Â«Â réplicantsÂ Â»
dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_(film)"
target="_blank"><i>Blade Runner</i></a> de Ridley Scott sorti en 1982 
(adapté des <i>Androïdes rêvent-ils de moutons électriquesÂ ?</i> de Philip K. Dick).<br/>
J'éprouvais déjà pour les créatures artificielles une réelle fascination, un mélange curieux d'admiration et de
crainte, que je dois à la tradition judéo-chrétienne et à l'héritage culturel gréco-romain qui
m'ont façonné. Or c'est peu dire que la <i>Bible</i> n'est pas tendre avec ceux qui se permettent de
réaliser des créations qui nous ressemblent, car cet art est réservé à Dieu seulÂ :  
Â«Â Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu,
il créa l'homme et la femme.Â Â» (Genèse 1:26). L'<i>Ancien Testament</i> est
bourré d'interdits sur la réalisation de créations nous ressemblantÂ :
Â«Â Tu ne te feras point d'image taillée, 
ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, 
qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terreÂ Â» 
(Exode 20:4, mais on retrouve des propos similaires aussi
en Lévitique 26:1, en Deutéronome 4:25 ou 5:8, etc.). Ã€ ce propos, je  devrais aussi m'interroger
pour mon attrait pour les arts plastiques,
et en particulier pour la <a href="http://www.mereste.net/sculpture.php"
target="_blank">sculpture et le modelage de l'argile</a>...
Dans la mythologie grecque, le destin est tragique pour l'être légendaire qui aurait
été à l'origine de l'humanité, à savoir le Titan <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prom%C3%A9th%C3%A9e"
target="_blank">Prométhée</a>. Après avoir créé les hommes à partir d'argile et d'eau,
il vole le Feu de l'Olympe (symbolisant la connaissance) aux dieux pour en faire don aux hommes,
déclenchant le courroux des dieux qui l'enchaînèrent à un rocher où un aigle venait chaque jour lui
dévorer le foie.<br/>
De fait, les histoires de créatures intelligentes se terminent mal, en général, et les
créateurs qui osent braver l'interdit sont remis à leurs places de simples mortels le plus souvent de
manière très cruelle.<br/>
Les premières créatures appelées Â«Â robotsÂ Â», qui sont plutôt
des androïdes, sont celles que l'on retrouve dans la pièce de théâtre 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R._U._R._(Rossum%27s_Universal_Robots)"
target="_blank"><i>R.U.R.</i></a> de l'auteur tchèque Karel Capek... 
Je pense que ce n'est pas trop déflorer l'histoire que de dire que, à la fin de la pièce, les robots se révoltent
et finissent par anéantir l'humanité.<br/>
Les créatures artificielles qui ressemblent à l'homme, on en retrouve aussi des traces dans la tradition
juive avec le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Golem"
target="_blank">Golem</a>, ce Â«Â second AdamÂ Â» d'argile prenant vie
par le pouvoir magique du rabbin le Maharal de Prague. En détruisant le Golem,
le rabbin aurait été écrasé par la masse de sa créature.<br/>
Dans <i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frankenstein_ou_le_Prom%C3%A9th%C3%A9e_moderne"
target="_blank">Frankenstein ou le Prométhée moderne</a></i>, écrit en 1818 par Mary Shelley,
la science reprend la place qu'occupait auparavant la magie, et on sent dans ce texte
que l'arrivée de l'électricité permettait d'imaginer toute forme de pouvoirs,
dont celui de donner vie à une créature
composée de parties de corps humains décédés. Là encore, le récit se termine
par la mort du créateur (qui traquait sa créature qui ne faisait que semer la désolation
autour d'elle), et l'horreur inspirée par cette histoire était telle qu'une confusion
a fini par s'établir entre la créature et le créateur, 
Â«Â FrankensteinÂ Â» désignant pour la plupart des gens le monstre au lieu
du scientifique qui était parvenu à créer une telle abomination.<br/>   
Au moment où l'homme mettait le pied sur la Lune, Stanley Kubrick sortait son film
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l%27Odyss%C3%A9e_de_l%27espace"
target="_blank"><i>2001, l'Odyssée de l'espace</i></a>
(au scénario inspiré de nouvelles écrites par Arthur C. Clarke). Le vaisseau spatial était
assisté par une intelligence artificielle appelée <i>HALÂ 9000</i>. Les astronautes,
comprenant que l'IA était en train de dérailler, avaient décidé de la désactiver... mais celle-ci,
ayant pu lire leurs intensions sur les lèvres, avait essayé de les supprimer.<br/>
On peut noter que la seule manifestation de <i>HAL</i>, outre sa voix et son contrôle du vaisseau
spatial, est son Å“il rouge, nécessairement menaçant, comme l'est celui du robot <i>Terminator</i>
quand il est débarrassé de son enveloppe humaine.<br/> 
Dans la saga des films <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Terminator" target="_blank"><i>Terminator</i></a>,
dont le premier volet avait été réalisé par James Cameron en 1984, le concept est toujours le même
â€“Â des méchants robots viennent pour détruire l'humanité et il ne reste qu'une poignée d'humains
pour lutter contre les machinesÂ â€“ mais 
l'histoire se complique par des voyages dans le temps pour revenir dans le passé afin de changer
l'issue de cette bataille. Suivant les épisodes, le <i>Terminator</i> venait du futur soit pour
tuer le leader de la révolution, soit pour le protéger.<br/> 
Dans les années 1970 et 1980, même si on rencontrait en Occident des robots moins méchants
(comme Â«Â R2D2Â Â»
et Â«Â C6POÂ Â» de la saga <i>la Guerre des étoiles</i>), c'était
surtout les influences orientales (où le robot est vu plutôt comme un compagnon
que comme une créature soumise à un maître) qui vinrent
changer le regard que nous portions sur les créatures artificielles, comme
<i>Astro le petit robot</i> (<i>Astroboy</i> dans sa version originale japonaise) 
ou Â«Â NonoÂ Â» de la série télévisée d'animation franco-nippone
<i>UlysseÂ 31</i>.<br/>
On commençait à faire apparaître des robots plus gentils à partir du moment où
ces derniers devenaient plus Â«Â humainsÂ Â», ou
en tout cas quand ils perdaient un peu de leur rationalité initiale au profit de l'émotion.
On trouvait ainsi Â«Â JohnnyÂ 5Â Â», dans 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Short_Circuit" target="_blank"><i>Short
Circuit</i></a> de John Badham, sorti en 1986, qui est un exemple intéressant de
recyclage de la créature de Frankenstein. C'est à nouveau l'électricité
qui provoque la vie en changeant un robot militaire et en lui donnant des capacités
émotionnelles que l'on ne retrouve pas chez les artefacts ordinaires. Le robot est considéré
comme étant un humain parce qu'il est capable d'avoir de la sensibilité et de l'humour.<br/>
Bien plus tard, il y eu aussi Â«Â AndrewÂ Â», le robot domestique de 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Homme_bicentenaire_(film)"
target="_blank"><i>l'Homme bicentenaire</i></a> de Chris Columbus, sorti en 1999, et adapté
de la nouvelle éponyme d'Isaac Asimov. Tout au long des deux siècles où se déroule
cette histoire, le robot évolue, il subit des
modifications qui le font paraître de plus en plus humain, et ce dernier se bat juridiquement
pour chercher à être reconnu comme un être humain à part entière par l'humanité. Il y parvient au moment
où il acquiert enfin une caractéristique essentielle pour tout être vivant, c'est-à-dire la
possibilité de mourir...<br/>
C'est d'ailleurs intéressant de voir que, dans les 
Å“uvres de fiction traitant de l'intelligence artificielle,
les oppositions de base entre la vie et la mort, le créateur et sa créature,
l'amour et la haine, ou le fait de donner la vie ou de tuer semblent perdre leurs frontières pour se mêler,
car on a un peu l'impression qu'une créature artificielle ne peut être  
considérée comme intelligente que si elle est aussi vivante,
et que donc elle a aussi la capacité à mourir. 
C'est ainsi que Frankenstein finit par se faire tuer par sa créature, ou que Tyrell, le créateur des 
réplicants de
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_(film)"
target="_blank"><i>Blade Runner</i></a>, se fait écraser la tête après
un baiser de la mort donné par une de ses créatures qui souhaitait l'obliger
à modifier son caractère génétique afin de prolonger sa durée de vie...<br/>
Ces jeux curieux entre la vie et la mort, la créature et son créateur, le fait de donner la
vie et de tuer se retrouvent chez ce même réalisateur qu'est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ridley_Scott"
target="_blank">Ridley Scott</a> dans d'autres Å“uvres cinématographiques.
Déjà, dans le premier <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alien_(film)" target="_blank"><i>Alien</i></a> sorti en 1979,
on rencontre, en plus d'une intelligence artificielle assez basique
chargée de piloter le vaisseau spatial et appelée Â«Â MamanÂ Â», un androïde
caché parmi les humains appelé Â«Â AshÂ Â». Sans vouloir interpréter tout
de façon freudienne, il est difficile de manquer dans ce film les jeux multiples sur la reproduction
et la sexualité, avec une certaine obsession pour l'orifice buccalÂ :
les êtres humains sont contaminés par les aliens qui leur pondent un fÅ“tus de créature dans la bouche,
les aliens sont pourvus d'une tête phalloïde ainsi que d'une deuxième bouche
rétractile  dans leur bouche, l'androïde Ash cherche à étouffer Ripley
en lui introduisant un magazine dans la bouche en une parodie de scène de fellation,
les androïdes sont des machines dont les circuits sont alimentés par un liquide blanc et gluant...<br/>
On dirait vraiment que ces idées hantent le réalisateur américain car dans
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prometheus_(film)" target="_blank"><i>Prometheus</i></a>,
son dernier film en date, ces obsessions sur les modes de reproduction et sur l'artificiel
sont encore plus criantesÂ : si les machines androïdes
sont des créations des humains, nous, les êtres humains,
serions les créations d'une espèce extra-terrestre appelée les Â«Â IngénieursÂ Â»Â ;
l'origine de la vie sur Terre serait due au sacrifice d'un Ingénieur
qui aurait mêlé l'ADN de son organisme à l'eau à travers l'action de nanorobotsÂ ;
ces mêmes nanorobots seraient capables de contaminer un être humain pour le transformer en
créature zombiesque parvenant à féconder une femme stérileÂ ;
un Ingénieur sorti de son hibernation cherchera à détruire
les humains que son espèce est parvenue à créer... Cette fois-ci, les monstrueuses créatures,
ce sont nous, et nos créateurs cherchent à nous détruire comme avait tenté de le faire le Docteur
Frankenstein.<br/>
Sans dresser une liste exhaustive des Å“uvres de fiction
(cinématographiques) où sont présentées des intelligences artificielles et leurs
incarnations sous forme de robot (j'aurais pu parler 
d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/I,_Robot_(film)"><i>I, Robot</i></a>
d'Alex Proyas qui est sorti en 2004 ou
d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/A.I._Intelligence_artificielle"><i>A.I.</i></a>
de Steven Spielberg qui est sorti en 2001), je crois que l'une des visions les plus 
réalistes mais néanmoins tordues qui soient sur les liens entre la nature et l'artificiel,
le modèle et sa copie, se rencontrent dans le  du film de science-fiction franco-espagnol
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eva_(film,_2011)" target="_blank"><i>Eva</i></a>
réalisé par Kike Maíllo et sorti en 2011 où se mêlent les sentiments humains d'amour,
de jalousie et de haine dans un monde de petits génies de l'intelligence artificielle
et de la robotique.<br/>
Enfin,  pour l'instant, nous n'en sommes pas encore là. Les robots que j'ai croisés au mois de
mars de cette année sont plein de potentialités en terme de capteurs et de capacités d'action
mais, à mon sens, ils sont encore loin d'être dotés de programmes pouvant leur
donner un semblant de comportement intelligent...
<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Innorobo_01.jpg" alt="Nao"><br/>
Â«Â NaoÂ Â» d'<i>Aldebaran Robotics</i></center>
<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Innorobo_02.jpg" alt="Reeti"><br/>
Â«Â ReetiÂ Â» de <i>Robopec</i></center>
<br/>
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Innorobo_03.jpg" alt="RoboThespian"><br/>
Â«Â RoboThespianÂ Â» de <i>Engineered Arts Limited</i></center>
<br/>

]]></description>
  <pubDate>Mon, 19 Nov 2012 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>IA et SF</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=519</link>
 <guid isPermaLink="true"  >http://www.mereste.net/weblog.php?num=519</guid>
 <category>Livres</category>
  <category>Critiques</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <description><![CDATA[En ce moment, je suis en train de lire 
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Zendegi" target="_blank"><i>Zendegi</i></a> 
de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Greg_Egan" target="_blank">Greg Egan</a>. 
Le mystérieux et très discret écrivain australien de 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hard_science-fiction" target="_blank"><i>hard science</i></a> 
est aussi l'auteur de quelques articles scientifiques, en 
particulier dans le domaine de la physique (et plus particulièrement en  
relativité générale et en cosmologie quantique, comme 
<a href="http://arxiv.org/pdf/gr-qc/0110045v3.pdf" target="_blank">cet article</a> dont le sens m'a largement échappé).<br/> 
J'avoue avoir un net penchant pour les Å“uvres de fiction qui essaient de s'intéresser de  
très près aux avancées scientifiques et technologiques et qui cherchent à voir quelles pourraient 
être leurs implications sur la société, en poussant ces avancées à leurs limites, 
genre dans lequel excelle Egan même si cela donne parfois 
à la lecture de ses textes une certaine âpreté.<br/>
Le premier auteur à m'avoir ainsi touché est sans conteste 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Barjavel" target"=_blank">René Barjavel</a>, dont 
la culture scientifique restait modeste, mais qui avait d'extraordinaires capacités d'imagination 
et qui s'est fait le spécialiste de la thématique 
de la <a href="http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/ravage.html" target="_blank">fin du monde</a>.<br/>
J'ai découvert Barjavel lors de mes années au collège, mais l'auteur qui m'avait le plus marqué 
à la fin du lycée est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Truong" target="_blank">Jean-Michel Truong</a> 
qui, en plus d'être auteur de fictions et d'essais, est aussi un expert en intelligence artificielle.  
Son roman <i>Reproduction interdite</i>, paru en 1988,  
m'avait fait une impression durable, d'une part parce qu'il était le premier du genre sur le clonage humain, 
d'autre part parce qu'il se déroulait en Alsace, lieu natal de l'auteur et où j'ai moi-même vécu mon enfance, 
mais encore parce qu'on y découvrait de manière finement décrite le système expert (un outil d'intelligence 
artificielle) utilisé par le personnage principal pour mener son enquête. J'avoue avoir été moins 
intéressé par son roman <i>le Successeur de pierre</i>, paru en 1999, car l'auteur y poussait loin, et peut-être trop loin à mon goût,  
ses idées <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Post-humanisme" target="_blank">post-humanistes</a>.<br/> 
La semaine dernière, le 15 août 2012, nous quittait l'auteur 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Harry_Harrison" target="_blank">Harry Harrison</a>. Connu 
notamment pour son roman dystopique <i>Soleil vert</i>, paru en 1966, et adapté au cinéma 
par Richard Fleischer en 1973, il avait aussi écrit en collaboration avec 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marvin_Minsky" target="_blank">Marvin Minsky</a>, 
un des Â«Â pape de l'IAÂ Â» 
le roman <a href="http://sf.emse.fr/AUTHORS/HHARRISON/hhmmlpdt.html" target="_blank"><i>Le problème de Turing</i></a> 
en 1992. Ce roman d'aventures science-fictives avait le don de plonger le lecteur 
au cÅ“ur des mystères de l'intelligence, artificielle ou non, et s'avérait être un mariage vraiment 
réussi entre la science et la fiction, une rencontre bien trop rare et si précieuse...
]]></description>
  <pubDate>Mon, 20 Aug 2012 10:00:00 GMT</pubDate>
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 <title>En souvenir d'un auteur de SFF mutant</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=518</link>
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 <category>Amis</category>
  <category>Livres</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[Dimanche dernier, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_C._Wagner"
target="_blank">Roland C. Wagner</a> nous quittait. Je pensais ne reprendre ce blogue
que pour annoncer une naissance, et c'est finalement pour parler d'une disparition que je reviens ici...<br/>
Roland est le tout premier auteur de science-fiction que j'aie rencontré. 
C'était en 1998, j'étais alors étudiant dans la capitale, et je découvrais la faune curieuse du
fandom SF lors d'un événement parisien (le festival Visions du FuturÂ ? 
les Rencontres du Club Présence d'EspritÂ ?) au cours duquel
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Kloetzer" target="_blank">Laurent Kloetzer</a>
(<a href="http://lependu.blogspot.fr/2012/08/roland-wagner.html" target="_blank">*</a>)
se voyait remettre le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Julia-Verlanger"
target="_blank">prix Julia-Verlanger</a>. Une amie m'avait fait venir à cette manifestation
et me présentait à tout un tas de gens en tant que Â«Â FabriceÂ Â», un jeune auteur qui
devait sortir un roman dans la collection Abysses aux Ã‰ditions du Masque, et nous n'imaginions pas
que cette collection s'arrêterait peu de temps après sans avoir eu le temps de me publier. 
Détail amusant, les personnes rencontrées me prenaient souvent pour 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Colin"
target="_blank">Fabrice Colin</a> (<a href="http://fabrice-colin.over-blog.com/article-un-mec-bien-108856597.html"
target="_blank">*</a>) car nous avons le même âge en plus du même prénom.
C'est donc là que j'ai croisé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Genefort"
target="_blank">Laurent Genefort</a> dont j'avais lu <i>les Chasseurs de sève</i> ainsi que
Roland C. Wagner dont je n'avais encore rien lu.<br/>
En 1999, je quittais Paris pour Lyon. J'ai fait la connaissance
d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Fran%C3%A7ois_Ruaud"
target="_blank">André-François Ruaud</a> 
(<a href="http://captainbooks.fr/2012/08/06/n2280/" target="_blank">*</a>)
et j'ai été adopté par la <a href="http://gang.free.fr/" target="_blank">Gang</a>.
Les années du tournant du siècle et du millénaire ont été extraordinairement
riches en rencontres et en
découvertes, j'ai connu de nouveaux auteurs, de nouveaux textes, j'ai beaucoup lu,
j'ai écrit des nouvelles, j'ai repris mon roman non publié,
j'ai débuté ce blogue, j'ai commencé à faire de la cuisine...
C'est ainsi que, avec mes amis, je suis allé à quelques  
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_nationale_fran%C3%A7aise_de_science-fiction"
target="_blank">conventions de science-fiction</a>, celles de  l'Isle-sur-la-Sorgue en 2000,
de Saint-Denis en 2001, de Tilff-Esneux en 2002, 
d'<a src="http://www.mereste.net/weblog.php?num=139">Entraigues-sur-la-Sorgue en 2004</a>,
et plus récemment celle de Nyons en 2008. Lors de la plupart de ces rendez-vous, j'ai pu rencontrer
Roland et échanger avec lui quelques mots. Je me rappelle avoir eu l'occasion de lui parler
d'intelligence artificielle, domaine informatique qui est ma spécialité, et qu'il appelait
Â«Â ayasÂ Â» dans sa série des 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Futurs_Myst%C3%A8res_de_Paris"
target="_blank"><i>Futurs Mystères de Paris</i></a> et qu'il représentait sous l'une
des plus formes les plus déjantées de la littérature SF. Lors d'un passage à Lyon avec
sa compagne <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Denis"
target="_blank">Sylvie Denis</a> en 2003, 
<a href="http://www.mereste.net/weblog.php?num=69"
target="_blank">il avait même mangé de mon gâteau à l'ananas</a>
et récupéré mon nez de clown fétiche...<br/>
Entre temps, j'avais lu pas mal de ses textes, dont le recueil de nouvelles
<i>Musique de l'énergie</i>, les premiers tomes des <i>Futurs Mystères de Paris</i>
et plus récemment la version hardcover de
<i>Poupée aux yeux morts</i> publiée par les moutons électriques...
J'ai toujours passé des moments de lecture agréable,
j'ai souvent beaucoup ri, mais j'étais toujours un peu frustré de ne pas
trouver dans l'Å“uvre de Roland un sentiment d'intérêt aussi important que
la sympathie que j'éprouvais pour ce bonhomme si attachant.
Et cela était vrai jusqu'à... la semaine dernière.
Le mois dernier, j'ai emprunté à mon beau-frère â€“Â grand amateur de SFÂ â€“
le roman uchronique <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAves_de_gloire" 
target="_blank">Rêves de gloire</a>. J'en avais entendu beaucoup de bien,
j'avais entendu Roland parler de son roman à l'émission
Â«Â <a href="http://www.franceculture.fr/oeuvre-reves-de-gloire-de-roland-wagner"
target="_blank">Mauvais genres</a>Â Â» de <i>France Culture</i>. Bref,
j'ai attendu avec impatience que mon emploi du temps me permette de commencer la lecture
même si le sujet ne semblait pas m'intéresser vraiment a priori (la Guerre d'Algérie et de ses conséquences).
Et j'ai dévoré ce pavé de près de 700Â pages. Ã€ la fin juillet, alors qu'il ne me restait plus qu'une
petite moitié du livre à lire, André-François était venu me donner un coup de main pour monter
le lit de mon futur bébé. Tout en bricolant, nous avions évoqué ce roman où Roland mettait vraiment
toutes ses tripes, ses passions, ses blessures, tous ses fantasmes... ce qui en faisait
un roman décoiffant pour le lecteur, et expliquait aussi le fait qu'il rafle la plupart des prix
littéraires en SFF.<br/>
Et dimanche matin, j'avais terminé <i>Rêves de gloire</i>, j'en parlais avec enthousiasme
au téléphone à mon beau-frère qui avait éprouvé des difficultés à se plonger dans 
l'univers uchronique et que les nombreux narrateurs et le contexte algérien trop mal connu de nous
avaient un peu rebuté. En raccrochant, j'étais content d'avoir pu le convaincre de reprendre la lecture
du roman.<br/>
Comment imaginer que, quelques heures plus tard, 
<a href="http://www.sudouest.fr/2012/08/06/roland-c-wagner-meurt-dans-un-accident-787968-2938.php"
target="_blank">Roland décéderait dans un accident de voiture</a>Â ?<br/>
<center>
<img src="http://www.mereste.net/images/Roland_005.jpg"><br/>
En 2000, à la convention SF de l'Isle-sur-la-Sorgue</br> 
<br/>
<br/>
<img src="http://www.mereste.net/images/Roland_003.jpg"><br/>
En 2001, à la convention SF de Saint-Denis</br> 
<br/>
<br/>
<img src="http://www.mereste.net/images/Roland_004.jpg"><br/>
En 2002, à la convention SF de Tilff</br> 
<br/>
<br/>
<img src="http://www.mereste.net/images/Roland_002.jpg"><br/>
En 2002, toujours à Tilff, Roland rappelant notre discussion sur les AI/IA (ou <i>ayas</i>)</br> 
<br/>
<br/>
<img src="http://www.mereste.net/images/Roland_001.jpg"><br/>
En 2003, à Lyon, chez <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Markus_Leicht"
target="_blank">Markus Leicht</a>, Roland évoquait mon nez de clown fétiche</br> 
<br/>
</center>
Au revoir, Roland.<br/>
Merci pour tes textes, merci pour ton humour, ta joie de vivre et les idées que
tu nous auras fait partager.<br/>
Mes plus sincères condoléances à Sylvie et à ta famille.<br/><br/>
]]></description>
  <pubDate>Fri, 10 Aug 2012 10:00:00 GMT</pubDate>
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